vendredi 8 août 2008

Vacaciones en España - segundo episodio


Les paysages changent. On arrive dans une région de vignobles.


Laguardia, Un village que j'ai adoré.
C'est très beau.












Vue depuis le haut de Laguardia




Laguardia est connue dans le monde entier pour ses vins. La région dans laquelle se trouve Laguardia, la Rioja d'Alava, est idéale pour la culture de la vigne. 2400 hectares de vignes contre 53 hectares d'oliviers.





-"Attention, il y a des bourlons dans la lavande" dit le Minimoy. (mix de frelons et bourdons).

Beaucoup considère que le vin produit dans la région de Laguardia est le meilleur d'Espagne.
Voilà pourquoi nous avons décider d'aller en déguster quelques uns.
Pour ça, nous sommes allés à la Villa Lucia, le Centro Tematico des Vino, toujours à Laguardia.












On a acheté du vino de Juan de Alzate. Il arrache un peu, mais c'est buvable.

Nous sommes retournés à Laguardia. Il est 18h00. Tiens, les boutiques sont ouvertes. Tiens, il y a des gens dans les rues...
L'explication est simple.
Les villes espagnoles ne sont pas des villes fantômes. En fait, les Espagnols font la sieste, et sortent quand il fait moins chaud.
D'ailleurs, toutes les boutiques n'ouvrent pas avant 16h30.

Nous nous sommes trouvé un charmant petit coin pour manger et dormir à Lapuebla de Labarca, au milieu des vignes. Un petit coin avec cette vue là :




Et cette nuit, les enfants n'ont pas dormi dans le camion. Ils ont choisi l'option tente.


Et ce n'est pas parce que nous sommes en camping qu'on va se laisser aller...
Du lomo,

et du melón de España

Et avec le lomo, des pommes de terre sautées...

pas facile avec un petit réchaud et une sauteuse en équilibre dessus...

... mais délicieux.


Après ce bon repas, nous nous sommes couchés et là, nous avons dû affronter une attaque de mini mosquitos ou de moucherons féroces. Une horreur.
Pour le prochain voyage, prévoir une moustiquaire.

Je me suis réveillée la première, peut-être parce que ça me démangeait un peu...
Je profite que tout le monde dorme pour aller me promener.
Le soleil tape déjà.
Quelques Espagnols travaillent dans les vignes.



Entre Lapuebla de Labarca et Vitoria Gasteiz, le paysage est splendide.
On monte jusqu'à 1100 mètres d'altitude, et on redescend une pente à 14%.
On voit de moins en moins de vignes, et de plus en plus de champs de blé et des forêts.

On a fait le plein d'eau à Ventas de Armentia.



jeudi 7 août 2008

Vacaciones en España - primer episodio

Voici le récit de notre périple avec Léon (notre camion, pour ceux qui n'auraient pas suivi).

La brindille, le Minimoy, l'Homme, Léon et moi-même sommes partis, direction l'Espagne.
Bounty aurait bien aimé venir avec nous... mais à quatre, c'était déjà pas mal !



Nous avons eu Léon mardi matin.
Nous avons récupéré les enfants mercredi.
Nous sommes partis mercredi soir.
Vous avez bien compté : ça faisait 2 jours pour que notre minibus 9 places deviennent un 6 places avec couchettes et kitchenette.
L'Homme a bien travaillé et moi aussi.
Nous avions prévu de partir vers 18h00... nous avons été prêts... à 21h30 !

Du coup, on a remplacé les tapas qu'on avait prévu de manger à San Sébastian par un hamburger de chez McDonald's.

Nous sommes arrivés à Saint Sébastien (San Sebastian en espagnol, Donastia en basque et officiellement Donastia-San sebastian.)


Ongi etorri Donostiara!

Nous sommes arrivés à 0h39, sous la pluie, sans savoir où se garer pour passer la nuit.
Et on a oublié le réchaud !
Ça commence bien.

On s'est donc installés, tant bien que mal, sur une aire de stationnement, près de l'Université, Paseo de Berio.
On s'est réveillé vers 8h30, calé entre 2 gros camping cars. On faisait tout petit.
Et youpi, le soleil brillait.

Comme on n'a pas de réchaud, on est allé prendre un petit déjeuner (desayuno) sur la plage de San Sebastian.
On l'a pris là...

Avec cette vue là...

Et sur la plage de San Seb., les oiseaux ne sont pas farouches.
Sur la table voisine...

Sur notre table...Et voilà !
Il paraît que San Seb. est la ville la plus touristique mais aussi la plus chère d'Espagne ! Ça commence à se confirmer : 2 euros la boule de pain !!

Nous avons goûté au sable de San Seb.



Nous sommes ensuite allés nous promener dans les rues de San Sebastian en vélo. Nous avons loupé la vieille ville ("Lo Viejo"). La prochaine fois, prévoir des plans détaillés de la ville...


La cathédrale de Saint Sébastien.




On a mangé là...

La gastronomie occupe une place très importante à San Sebastian, et notamment, les Pintxos (Tapas en Basque).
Nous en avons dégusté quelques uns dans ce restaurant. Délicieux.
Une tapa, c'est un amuse-bouche qui se mange froid ou chaud. C'est un plat traditionnel en miniature.

On dit que San Sebastian est la ville du monde avec un plus grand nombre d'étoiles Michelin par mètre carré. En effet, c'est la seule ville du monde, avec Paris, qui possède 3 restaurants avec trois étoiles, la qualification maximale.

On nous regardait d'un mauvais œil quand les enfants ont décidé de faire une bataille d'eau sur l'aire de stationnement des camping cars.


Il faut dire qu'il faisait 41° sur ce parking sans ombre.

Vers 15h00, nous allons faire des courses. Nous trouvons un centro comercial près de San Sebastian, mais il est fermé. Nous sommes jeudi 31 juillet. Pourquoi est-il fermé ? Je ne le saurais qu'en rentrant, en cherchant sur Internet.
Le 31 juillet, c'est la Saint Ignace de Loyala, fondateur de la Compagnie de Jésus, et c'est un jour férié... à Bilbao et San Sebastian seulement !! C'est pas de bol !
C'est donc à Irun que nous avons trouvé un supermarché.

Voilà, nous sommes parés pour repartir à l'aventure.
Direction le désert des Bardenas Reales de Navarra.


C'est un endroit étrange et superbe.
C'est entre Saragosse et Pampelune.
La route est toute droite. Elle longe des champs d'éoliennes.
On traverse des villages fantômes comme Valtierra ou Arguedas. Pas une âme qui vive. Beaucoup de maisons abandonnées.
On s'approche de la montagne.
Ça commence par des maisons troglodytes...

... nous n'avons pas résisté à l'envie de les visiter.


Un vrai décors de Western.

Les Bardenas sont le plus vaste désert Européen : 42 500 hectares, 40 à 45 km de long, 25 à 30 km de large. Il est dû à l'érosion fluviale et à la disparition des forêts qui couvraient cette région.
Cette zone est classée depuis 1999.


Ce territoire n'appartient à aucune municipalité : ce sont les 19 villages voisins qui l'administrent.

Il paraît que traditionnellement, à partir de septembre, les bergers viennent y faire paître leurs troupeaux... il y en a aussi en été... on en a vu un... à El Paso.










Derrière Léon, le point culminant du désert, le mont Prallon.


Nous aurions aimé passé la nuit dans ce désert, mais dès que le soleil a été couché, les mosquitos et le Bochorno ont eu raison de nous.
Les mosquitos, c'est facile à comprendre, mais vous n'imaginez pas à quel point ils sont féroces ces moustiques espagnols.
Quant au Bochorno, c'est un vent qui vient de la Méditerranée. Bochorno, ça veut dire chaleur. Vous saisissez ?
On est donc repartis. J'aurais pourtant adoré dormir là, même si je craignans quand même d'être attaquée par des bandits, comme au XIIIè siècle quand le roi Sancho Septimo avait fait ériger des fortifications dont il reste encore quelques ruines.

Il est 22h00, on sort du désert après un parcours très chaotique.
Il est 22h00 et il fait encore 30°.
Les villes que nous retraversons ne sont plus des villes fantômes. Devant les maisons, sur les trottoirs, au bord de la route, les Espagnols ont sorti des chaises et prennent le frais, si on peu parlait de fraîcheur quand il fait 30° dehors.

Nous avons installé notre campement au milieu d'exploitations agricoles.

On s'est posé près d'un champ de ça. Qui peut me dire ce que c'est ?

Le matin, ce sont les ronrons des machines agricoles qui nous ont réveillés.
Après le petit déjeuner, la toilette.
Et après la toilette, on fait sécher les serviettes...

Et la cabine de douche ;-)


On repart.
On traverse des villages.

Ladosa
Mendavia et son clocher habité.



mardi 5 août 2008

Merci !


Ce soir, ça fait 13 ans que nous sommes mariés l'Homme et moi.
Ce sont nos noces de muguet.



Nous sommes allés manger tous les deux au restaurant "Merci !" à Bègles.



Jolie vue sur la Garonne, un décor épuré et très sympa. C'est moderne et classe à la fois.


Le principe des différents niveaux permet à tout le monde de profiter de la vue sur les cabanes de pêcheurs. Il y a des baies vitrées jusqu'au plafond, et une cave murale à laquelle on accède au moyen d'une échelle.
J'ai adoré les tables. Elles sont très belles.
Et elles sont assez espacées les unes des autres pour qu'on garde notre intimité.

Le plus, c'est vraiment les serveurs. Ils sont aimables, souriants et disponibles. C'est de plus en plus rare !

Ce restaurant propose une formule avantageuse.
Il est difficile de repartir en ayant encore faim !
Pour 33 euros par personne, on mange 6 huîtres, des fruits de mer à volonté, 2 ou 3 poissons grillés au choix, et un dessert.


L'Homme a choisi de manger du requin et moi des gambas grillées à la fleur de sel. Très bon.
On n'avait plus de place pour un deuxième poisson grillé. Il faut dire que nous nous sommes levés 3 fois pour aller au buffet des fruits de mer.
On pourrait penser que dans ce restaurant spécialisé en poissons et en fruits de mer, les desserts seraient moins bons. Pas du tout. Nous avons goûté la crème brûlée et les profiteroles, les deux faits maison (excepté la crème chantilly des profiteroles). Excellents !

Je dirais qu'il y a deux bémols : les pichets en plastique pas toujours très propres, et le pain, pas terrible du tout. Heureusement, nous n'en avons pas mangé.

Bien sûr, il faut aimer les fruits de mer.
Bien sûr, nous n'irons pas tous les jours.
Mais c'est une adresse à connaître.

Et Merci ! mon Homme pour ces belles roses.
13 ans de mariage, 18 ans de vie commune.
C'est pas toujours facile, mais on est toujours là, ensemble.

100 km suite...

Si vous voulez plus de détails sur cette journée, allez là, allez lire le récit passionnant d'Alex Cessif.
Il y a également des photos...