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dimanche 27 mars 2011

Champion du monde du savoir vivre

Un champion du monde, on en tient un !

Dans le cadre de son activité professionnelle, l'Homme échange avec beaucoup de personnes par mail ou par téléphone. Des gens partout en France, mais aussi à l'étranger.
Et parfois, je me retrouve à recevoir chez moi, des gens que je ne connais pas.

Je les appellerai JC et Fiston.

Il habite en Bretagne. Son fils, 21 ans, devait passer vendredi et samedi le concours pour rentrer dans une grande école de commerce bordelaise.
Ils ont prévu de venir en camping-car.
Comme l'Homme est très sympa, il lui a proposé de garer son camping-car dans le jardin et d'y passer la nuit.
Et comme nous savons vivre, nous les avons invité à dîner vendredi.

Comme je ne débauche jamais de très bonne heure, je commence à préparer jeudi soir.
Vendredi soir, la Brindille m'aide un peu.
Ils doivent arriver vers 20h30. La fin de la première journée de concours se terminant vers 20h00.

Ils arrivent à 21h30.
Ils ne s'excusent pas d'arriver si tard... mais je n'y prête pas attention.

Nous faisons connaissance et rapidement nous passons à table.
Ils mangent mon gratin avec appétit.
Il ne boivent pas de vin, mais Fiston accepte de goûter.
Ils ne mangent jamais de salade.
N'aiment pas le fromage.

Je précise que c'est ma Brindille qui a préparé les délicieux coulants au chocolat qu'on leur sert. Personne ne lui dit qu'ils sont bons.

Il parle de lui, beaucoup. Il critique tout beaucoup également.
Et il n'écoute surtout pas les autres.
Parmi ceux qui en prennent pour leur grade, les banquiers. Ben tiens ! C'est pas comme s'il ne savait pas que je travaille dans une banque ! Et qui plus est dans la banque où il a tous ses comptes.

Vous ai-je dit qu'ils étaient arrivés les mains vides ??

Pendant le repas, comme je suis trop sympa, je leur propose de déposer le fiston à Bordeaux avant d'embaucher le lendemain. Là on me rétorque "ah ouais, c'est super sympa ! Ça nous évitera d'aller en camping-car dans le centre de Bordeaux. Il faut être à 7h30 là-bas"
.....
7h30
Rapide calcul : il faut partir à 7h00.
Pffff....
Mais pourquoi je n'ai pas fermé ma g.....

Les enfants rapidement saoulés par cet homme qui ne parle que de lui et qui s'écoute parler vont se coucher.
Je n'ose pas me lever pour débarrasser...
Enfin, Fiston va se coucher également.
Les 2 hommes descendent dans l'atelier.
Je débarrasse et je vais me coucher.

Le lendemain matin, à 7h00 pétante, fiston est là, debout à côté de ma voiture, costumé et cravaté.
Je demande s'il est possible d'avancer le camping-car de quelques mètres pour que je puisse sortir.
On me répond : "ah bon ? C'est obligé ? Tu ne passes pas là?"

Je reste zen.
A 7h00 du mat', faut pas trop me gonfler quand même.
Et si tu veux que ta progéniture soit à l'heure à son concours, tu vas la pousser ta grosse m... de camping-car !

Nous partons.
Pendant le trajet, Fiston me dit : "Tu vas arriver très tôt au boulot aujourd'hui."
Je réponds : "oui, c'est vrai".
Et lui de rétorquer : "Tu vas te faire bien voir."
Et là, je n'ai pas pu m'en empêcher : "Je n'ai pas besoin d'arriver aux aurores au boulot pour me faire bien voir. Mon travail est reconnu sans que je sois obligée de fayoter !".
P'tit con !

J'ai donc passé la matinée au boulot.
J'étais bien contente de ne plus avoir à faire avec ces deux hurluberlus.
Je m'imaginais l'Homme toute la matinée avec JC. Le pauvre !

Je rentre du boulot vers 13h30. J'étais très heureuse d'être obligée de repartir presque aussitôt pour accompagner mon ado à son match de basket.
L'Homme, JC et ma Brindille sont allés manger dans une cafétéria.
Et devinez qui a payé pour tout le monde ??? L'Homme bien sûr.
JC n'a même pas proposé de payer sa part.
Ben non, pourquoi ? Il est invité non ?

Et le comble, c'est que l'Homme a mangé un truc pas très frais, probablement de la viande avariée.
Il a passé l'après-midi à faire des allées et venues entre son atelier et les toilettes pour vomir.
Et vous croyez que JC aurait eu la présence d'esprit de se dire que l'Homme étant malade, il valait mieux qu'il s'en aille. Quand l'Homme réapparaissait, blanc comme un linge, JC reprenait sa conversation comme si de rien n'était, sans même s'inquiétait de savoir si ça allait mieux.

Je suis rentrée à 18h00.
Le camping-car était toujours là.
J'ai trouvé l'Homme à l'agonie, ne rêvant que d'une chose : aller s'allonger.
JC, au volant, prêt à partir (enfin !!).

Il m'a dit en riant : "merci pour l'accueil et bon courage, ton Homme n'est pas bien !"

Et voilà !

Voilà comment ces profiteurs ont passé 2 jours à la maison.
Pas une fleur.
Pas une bouteille de cidre ou de je ne sais quoi.
Pas une boîte de gâteaux.
Pas une baguette de pain.
Rien.

Juste un "merci pour l'accueil".

Je n'attends pas après des fleurs, mais ce manque de savoir-vivre me dérange.
Je n'ai pas été éduquée comme ça.

Je peux vous dire que si le Fiston est pris dans son école, s'il a besoin de venir repérer les lieux, trouver un appartement... il faudra qu'il trouve une autre aire de stationnement, et une autre table.
Il est hors de question que ces gens là remettent les pieds ou les roues ou quoi que ce soit d'autre chez moi.

samedi 12 mars 2011

Week-end

Vous savez où je passe mon week-end ??

Là :


Je propose du rêve...
;-)

Heureusement, il me reste lundi pour... passer l'aspirateur, passer la serpillière, nettoyer mon réfrigérateur, faire mon repassage, faire mes courses, emmener ma Brindille chez l'orthodontiste, faire un peu de couture, m'occuper de mon linge, laver ma voiture, arroser mes plantes...

.. et me reposer.

mardi 30 novembre 2010

Bon, ce n'était pas mon jour !

Il est des fois où on n'est pas à la hauteur et où on en prend plein la tête. Et comme on n'a pas été la hauteur, c'est normal qu'on n'en prenne plein la tête. Je n'aime pas l'échec, pourtant quand c'est mérité, j'accepte.

Mais quand on en prend plein la tête alors qu'on s'est reposée sur quelqu'un par manque de temps, par surcharge de boulot, parce qu'il y a des domaines dans lesquels on n'est moins à l'aise, et bien là, ça fait mal !

C'est ce qui m'est arrivé ce soir.
J'étais penaude et honteuse.

J'ai subi les colères de mes partenaires. J'ai dû m'excuser. J'ai accepté les reproches qu'ils étaient en droit de me faire. Et pourtant, ce n'était pas de ma faute.
J'ai trouvé cette situation très injuste.
Et surtout j'espère que cette ça ne me portera pas préjudice.

Et histoire de m'achever, j'apprends que mon ado, non content de s'être fait viré du CDI (Centre de Documentation et d'Information), a insulté la personne qui s'en occupe. Pas très malin, il a été entendu. Et pas très courageux, il n'a pas assumé sa bêtise et a raconté une histoire à dormir debout comme quoi il parlait en fait à un copain qui passait par là. Bref, n'importe quoi !

Bon, ce n'était pas mon jour !!
Je vais me coucher en espérant que ça ira mieux demain.

jeudi 13 mai 2010

Triste nouvelle

Hier un de mes collègues est décédé.
Il était très apprécié, très agréable, très souriant.
Il était en très bonne santé.
Il laisse derrière lui une épouse, deux enfants de 13 et 15 ans, une maman...

Une seule chose à tirer de cette triste histoire : cessons de nous prendre la tête pour des futilités et profitons chaque jour de la vie et des gens que nous aimons !!

dimanche 11 avril 2010

Salon de l'immobilier (suite et fin)

Ça y est. Dimanche soir, enfin en week-end... Le salon de l'immobilier, 11ème édition est terminé.
Lundi, c'est repos.

On a encore eu quelques spécimens de qualité aujourd'hui.
Et certains stands étaient un étalage de "pouf" : maquillage à outrance, short ou jupe le plus court possible... Je ne pense pas que la vulgarité fasse vendre. C'est mon avis.

Il y a celles qui déambulent, perchées sur leur talons de 10 cm, moulées dans leur tailleur, et le chemisier prêt à craquer au niveau de la poitrine. On dirait qu'elles défilent. Il y en avait une qui a dû un peu abuser des U.V... ou bien elle a un fond de teint "couleur d'Afrique"... en tout cas, elle en a abusé. C'est particulièrement moche. On dirait qu'elle est sale !

Ceci dit, sans exagération, un teint un peu hâlé, c'est plutôt sympa. Et pour qu'on ne sache pas que j'ai passé tout ce beau week-end ensoleillé dans un hangar, j'ai mis un peu d'auto-bronzant ce soir !

samedi 10 avril 2010

Salon de l'immobilier

Voilà où je suis... par ce beau week-end ensoleillé !
Et oui, tout le week-end... de vendredi à dimanche soir.
Pfffff...

Heureusement que l'équipe est sympa.
Et heureusement que nous rencontrons des gens ... intéressants ?

Dans les entretiens du jour, il y a eu ce jeune médecin, en couple avec une infirmière puéricultrice toute mimi et toute blonde.
Ils ont moins de 30 ans. Ils gagnent à eux deux environ 9 500 euros par mois. Devinez lequel gagne le plus ? Mais là où ça devient drôle, c'est quand le jeune médecin m'a demandé : "Pourquoi est-ce que nous n'avons pas droit au prêt à taux zéro ?" On se demande !

Il y a eu aussi la caricature du blaireau, ce genre que je déteste : les cheveux enduits de gel effet mouillé, les lunettes de soleil relevées sur la tête, les pectoraux moulés dans un tee-shirt col en V, la petite chaîne en or, le jean taille basse effet gros paquet, la grosse ceinture. Sans oublier le bronzage qui va bien. Le beau gosse est accompagné d'une petite bonne femme, pas très jolie, plus âgée que lui... un faire-valoir.
Et le pompon, c'est quand il ouvre la bouche : "J'en suis à ma troisième acquisition. Je sais de quoi je parle. On me la fait pas à moi." Dans le genre "je me la pète grave", il se pose là. Et sans oublier les 3 fautes de français par phrase : "Oui, je sais. C'est qu'est-ce que ma banque m'a dit !" LE Blaireau avec un grand B.

Bon, sinon, on a aussi des gens normaux et sympathiques.

Quoi qu'il en soit, c'est extrêmement fatigant.
Vivement lundi que je puisse profiter d'une petite journée de tranquillité.

mardi 10 novembre 2009

YEEEEESSSSS !!!!

Quand j'ai accepté cette mission, j'ai dû quitter mon job et laisser une équipe super, une agence super.
On m'a bien dit : c'est une mission de 8 mois mais nous n'avons aucune visibilité concernant l'issue.
J'ai pris le risque.
Au fil des mois, je me suis de plus en plus éclatée dans cette nouvelle activité.
Et plus la fin de ma mission approchait, plus je me disais que je n'avais pas très envie de revenir à mon ancien job.

Et aujourd'hui, ma mission étant pleinement réussie, on me propose de rester sur le même poste mais sur un autre secteur. Maintenant, ce n'est plus une mission, c'est mon "vrai" métier.

Je change d'équipe. Celle-ci me plaisait bien.
Mais finalement, je crois que je m'adapte toujours. Je suis assez facile d'accès et du coup, je m'entends toujours bien avec les gens avec qui je travaille. Je ne suis pas trop inquiète, ça ira aussi dans ma nouvelle équipe.

Je suis très contente parce que je me dis que mes efforts ont payé. Et même si ça a été long à venir, ils ont fait ce qu'ils ont pu pour que l'issue de ma mission soit la plus positive possible.

C'est cool !

mercredi 21 octobre 2009

Dans la série "relativisons" !

Décidément, ça doit être ça qu'on appelle la loi des séries.

J'ai parlé des 3 événements de la semaine dernière qui ont touché mon entourage.

Aujourd'hui, j'apprends que mes petits voisins les M&M's n'auront pas le bébé prévu pour le printemps prochain. Fausse joie comme il a dit. Il a dit aussi qu'ils étaient déçus et je comprends tout à fait. D'ailleurs, je le suis aussi.

Et hier, j'apprends qu'un de mes collègues est à l'hôpital depuis une dizaine de jour. Il passe des examens car on a détecté des tâches blanches au cerveau. Je ne suis pas médecin. Je ne sais pas ce que ça peut-être. Je sais seulement que son entourage est inquiet.

Décidément...

Je relativise !!



Rien à voir...

Au moment où j'écris, un match de football se déroule à Bordeaux : Bordeaux contre le Bayern de Munich. Et cet après-midi, agglutinés devant le grand hôtel de Bordeaux, des supporters de l'équipe du Bayern, venus de tous les coins de France ou même de l'étranger, des Anglais, des Allemands... tous ces curieux prenaient des photos du bus aux vitres teintées de l'équipe allemande... dos au Grand Théâtre...

Pour ceux qui ne sont pas du coin, le grand théâtre, c'est ça

(Photo prise par Michel Buze en Avril 2006)

Le bus, c'est ça

Je crois que nous n'avons pas les mêmes valeurs...

dimanche 18 octobre 2009

Relativisons !

Finalement, le coup de l'orteil me vaudra un sursis de 2 semaines.
Le 10 novembre, je change de job.
Je n'en sais toujours pas plus sur la suite.

Cette semaine a été pleine de tristesse.

Mardi, je croise JM, un collègue de la RH, dans les couloirs. On se salue. Il est toujours très agréable.
Deux heures plus tard, il reçoit un coup de téléphone. Son père, un homme en pleine santé vient de mourir d'une crise cardiaque. Quelle nouvelle brutale !

Un autre collègue, un directeur d'agence. Son épouse est enceinte de 7 mois. Elle attend des jumeaux. Malheureusement, l'un des deux présente une malformation physique qui n'a vraisemblablement pas été détectée lors des précédentes échographies. Du coup, l'accouchement va être provoqué. Ils ne garderont que le bébé en bonne santé.
J'ai déjà été enceinte. J'ai déjà porté un enfant dans mon ventre. Cette situation doit être très traumatisante pour une maman.

Un autre collègue, quelqu'un que j'affectionne beaucoup, vient d'être mis à pied. Il a déconné. Je ne connais ni les faits précisément, ni les raisons de son dérapage, mais ce que je sais, c'est que j'ai été aussi affectée par la nouvelle que les membres de son équipe. C'est un coup dur. Il a dû avoir de grosses difficultés pour en arriver là. Et personne n'a rien vu, n'a rien soupçonné. Il n'en a parlé à personne. J'espère sincèrement pour lui et pour sa famille qu'il reprendra rapidement le dessus.

Les événements de cette semaine m'ont permis de relativiser.

Perdre un parent, perdre un enfant, perdre son job parce qu'on a perdu pied sont des vrais drames.
Mes petits problèmes, mes petits bobos, mes petites tracasseries ne sont rien.

Bon ben tout va bien alors !

vendredi 9 octobre 2009

Et un orteil, un !

A force de dire que je ne veux pas laisser mon job.

A force de dire que je n'ai pas envie de voir revenir la femme que je remplace.
A force d'espérer je ne sais quoi pour changer la suite des événements...
A force de me dire que je pourrais lui crever les pneus.
A force de dire qu'elle pourrait tomber dans l'escalier...

A force...

Et ben, elle s'est cassé un orteil. Elle ne peut pas revenir à la date prévue.
Ben c'est balot ça !!

Je dois rester un peu plus.

J'ai dû lui jeter un sort.

vendredi 2 octobre 2009

Sur-effectif

RDV DRH : J'ai des qualités commerciales indéniables. D'ailleurs, il va falloir que je montre ma façon de travailler à la femme que je remplace parce que j'ai des résultats nettement supérieurs aux siens. J'ai un savoir faire indiscutable.

J'ai des qualités relationnelles hors du commun. Tout le monde est unanime. Tous les échos à mon sujet sont extrêmement positifs.

J'ai des qualités d'animation très intéressantes, d'ailleurs on me verrait bien évoluer très rapidement vers un poste de chargé d'animation.

Le problème, c'est qu'il n'y a pas de poste.

On a un wagon de retour de congé maternité, qu'on ne sait pas où mettre.
On rencontre aujourd'hui un problème de sur-effectif. Du coup, certaines personnes vont se retrouver en trop dans des agences, en attente d'une affectation définitive.

Et du coup, malgré toutes mes qualités professionnelles, on ne sait pas quoi faire de moi.

Ca fait très plaisir de constater que nos efforts n'ont pas été vains. Ca fait plaisir de voir que tout cet investissement a été remarqué et apprécié, mais au bout du compte, ça ne m'apporte pas grand chose puisque je vais me retrouver dans une agence, en tant que chargée de clientèle particulier, en instance d'affectation...
Un beau retour en arrière !

Ceci dit, les plus optimistes disent que ce n'est qu'une solution d'attente et qu'ils n'oublieront pas et qu'ils reviendront me chercher. Soit.
Je veux bien y croire.

A suivre...

mercredi 16 septembre 2009

Retrouvailles

Un jour de l'été 1989, j'avais 19 ans je crois, (je vous interdit de faire le calcul de mon âge aujourd'hui), je suis allée dans une discothèque avec deux copines Val et Mano. Elles étaient 2 copines de lycée puis de fac. Nous avions décidé de se faire cette soirée entre filles à l'occasion de mon anniversaire.

Ce même soir, deux garçons, Phil et Stéph, sont allés à une soirée qui s'est terminée en pugilat. Ils se sont esquivés et comme il était encore tôt, ils ont décidé d'aller en discothèque. Et devinez quoi ? Ils sont venus dans la même discothèque que nous, cette discothèque perdue dans la campagne, quelque part dans l'entre-deux-mers.

Quand ils sont entrés et qu'ils nous ont vues, ils se sont exclamés : "Cool, il y a les filles !".
Quand ils sont entrés et que nous les avons vus, nous nous sommes exclamées : "Merde, les garçons".
La plaie quoi ! Le binoclar et le premier de la classe. On s'en serait passé.

Et pourtant, c'est ce soir là que Val et Phil (le binoclar) se sont embrassés pour la première fois.

Quelques mois plus tard, je rencontrais mon mari d'aujourd'hui.
Nos vies se sont séparées.
Mano, Val et moi nous sommes perdues de vue.

Septembre 2009.
J'accepte d'être "amie" avec un collègue sur Facebook. Je le connais depuis 6 mois à peine.
Du coup, j'accède à sa liste d'amis.
Et là... je vois une "Val" dont le nom de famille ne m'est pas inconnu.
Quelques jours plus tard, mon collègue organise un déjeuner au restau.

C'est comme ça que j'ai revu, 20 ans plus tard, Val et Phil, mariés, parents de 2 beaux enfants.
Elle travaille à 300 mètres de mon lieu de travail actuel. J'aurais pu la croiser.
Mais non.
C'est par le biais d'un collègue que je connais depuis 6 mois que je revois des copains que je n'ai pas vus depuis 20 ans.
Le monde est tellement petit.
Phil était même au collège avec moi.
Et mon collège, il était tout petit et tout perdu dans la campagne.
Nous avons parlé de Stéph. Il est chercheur aux Etats-Unis. Je vous rappelle qu'il était le premier de la classe. Et Mano ? Elle s'est entichée d'un homme de 20 ans son aîné, plein aux as. Elle ne travaille pas et s'habille chez Prada. Non, je ne suis pas jalouse d'abord. H&M c'est vachement plus jeune comme style.

Bref.
Il y a encore plus fort que ces retrouvailles d'anciens combattants.
Et si !
En début d'année, je m'étais amusée à sélectionner quelques horoscopes pour l'année 2009.
Parmi ces prévisions, j'en avais noté une, mois par mois.
Et pour septembre, voici ce que ces prévisions annonçaient (promis, je n'ai changé aucun mot. Je n'ai fait qu'un "copier-coller").

"Septembre, vous retrouverez des personnes vous étant chères que vous n'aviez pas vues depuis un certain temps. Vous pourrez alors partager de grands moments de retrouvailles très agréables!"

C'est pas terrible ça ??????
Et je vous assure que ce n'est pas du bluffe. En général, quand je lis des horoscopes, j'ai plutôt tendance à ne croire que ce qui m'arrange, mais là...

Du coup, je fais un "copier-coller " des derniers mois de l'année. (Pour les non-gémeaux, vous vous en foutez certainement.)

"Octobre, un petit souci d'ordre sentimental devrait vous toucher plus que vous ne le pensiez. Réfléchissez bien et écoutez votre cœur."

Ah merde !

"Novembre, vous devriez retrouver votre énergie et en faire bon usage."

Ah quand même.

"Décembre, ce mois sera très agréable et vous devriez être récompensé pour vos efforts dans votre secteur professionnel !"

C'est en décembre que je vais être récompensée pour mes efforts professionnels ???
Et c'est en octobre que ma mission actuelle s'achève. Le 24 octobre plus exactement.
Affaire à suivre alors...
Promis, je vous tiens au courant.


lundi 16 mars 2009

Le lundi au soleil

Jeudi soir, soirée Pintades, réunissant les bloggeuses bordelaises du Nuage des Filles (pour ceux qui ne connaissent pas, le Nuage des Filles est THE e-communauté féminine.



Laure Watrin est venue dédicacer son dernier livre des Pintades.


Après la séance de dédicaces, nous avons dégusté un excellent vin du château Caillivet, situé à une trentaine de km, au sud de Bordeaux.
Après avoir mis les non-bloggeuses dehors ;-), nous sommes restées entre nous pour déguster encore du vin, mais élevé en fût de chêne cette fois-ci.

Virginie du site de vente privée Bazar Chic, nous a permis de jouer au top model.
Nous avons été habillée, accessoirisée et shootées ! J'ai hâte de voir les photos.
J'en ai bien une de Miss Rainette qui m'a gentiment proposé de l'accompagner à cette soirée... mais je ne suis pas sûre qu'elle apprécie si je la mets en ligne ;-)

Tout le monde s'est prêté au jeu. C'était plutôt sympa.

Mais le plus sympa a été de rencontrer d'autres bloggeuses de la région. Je n'ai malheureusement pas toutes les adresses, et je n'ai pas non plus pu bavarder avec toutes. J'ai particulièrement apprécié l'humour et la spontanéité d'Addline. (bisous Addline ;-))

Ce fut une soirée agréable. Je renouvellerais l'opération avec plaisir.

De vendredi à dimanche soir, pendant que certaines jardinaient et se donnaient des coups de pelle, pendant que d'autres profitaient du soleil dans leur transat... et bien moi, je bossais.
J'étais enfermée dans un hangar froid, dans lequel aucun rayon de soleil ne passait, à faire des simulations de crédits.

Et là, j'ai vu des phénomènes !

Parmi eux, le modèle Mouss Diouf avec grosse montre en or (je ne sais pas si c'était une rolex, mais je pense qu'elle aurait plu à Séguéla), énorme gourmette en or, chaîne en or autour de son gros cou, et lunette de soleil montures or (qu'il n'a pas enlevées pour me parler)... tout ça avec... un beau jogging. Il était accompagné de se femme, une grande black plutôt bien foutue et de leur trois morfales de gamins qui ont mangé tous les bonbons que nous laissions à la disposition des visiteurs. Il m'a bien sûr tutoyée parce que c'est comme ça chez eux. Et il m'a parlé comme si j'étais une pauvre merde :
"Dis-moi, pourquoi à moi tu veux pas prêter des sous. J'ai des potes, ils gagnent moins que moi, et eux ils ont fait construire."
J'ai failli lui répondre "parce que j'ai pas envie."
Je mourrais d'envie de lui dire "M. Bling-Bling, commence par vendre tous tes bijoux de merde, ça te fera un apport pour ton financement !".

J'ai détruit quelques rêves aussi... à ceux qui faisaient les choses à l'envers en allant voir d'abord les constructeurs et ensuite les banques. Les vendeurs de maisons individuelles les faisaient rêver...
et moi je leur disais :
"ah non, ça va pas être possible ! Ça ne va pas rentrer dans votre budget. Peut-être pourriez-vous revoir votre projet à la baisse. Vous êtes jeunes. C'est votre première acquisition, peut-être pouvez-vous investir dans une maison qui coûte moins de 250 000 euros non ?? D'autant qu'avec votre prêt auto, votre prêt moto, et votre crédit revolving vous grevez déjà pas mal le budget mensuel..."

Mais qui je suis moi pour dire ça ??

Et là, les réactions sont diverses :
Il y a ceux qui y croyaient tellement à leur grande maison sur leur grand terrain avec leur grande cheminée et leurs 5 chambres que la demoiselle se met à pleurer. Je passe pour une méchante briseuse-de-rêve-rabat-joie.

Il y a aussi ceux qui me regarde méchamment, se lèvent et se dirigent immédiatement vers le stand de nos concurrents juste à côté parce que moi, je suis nulle. A côté, ils pourront leur donner tous les sous qu'ils veulent certainement.

Il y a des couples improbables : lui, plutôt agréable à regarder. Elle, genre camionneur.

Il y a les jeunes couples qui viennent avec Belle-maman. Belle-maman qui répond à toutes les questions et mènent l'entretien comme si c'était elle qui achetait. J'ai beau regarder les 2 personnes concernées, Belle-maman ne leur laisse jamais l'occasion de prendre la parole. Je suppose que si elle se sent autant concernée, c'est qu'elle n'est pas étrangère au montant de l'apport personnel...
Il y a même une jeune fille qui m'a passé sa maman au téléphone. Vous y croyez vous ? Même à distance belle-maman s'en mêle.
Autant vous dire que de m'entendre tenter d'expliquer le montage financier et les problèmes d'assurance à belle-maman au téléphone, sachant qu'elle me coupait à peu près toutes les 3 secondes, mes 3 collègues se sont bien marrer.

Il y a ceux qui ont déjà 82 simulations dans leur porte-vue, et des pages et des pages de notes et de questions pour être certains de ne rien oublier, pour pouvoir comparer les différentes propositions à tête reposée. Vous pouvez me faire une simulation sur 20 ans avec 50% d'assurance chacun, et puis une sur 20 ans avec 100% d'assurance chacun et une simulation sur 25 ans avec 50% d'assurance chacun, et une autre sur 25 ans à 100% d'assurance chacun. Et avec l'assurance chômage, ça donne quoi sur 20 ans et sur 25 ans ? Et est-ce que vous pouvez me refaire ces 12 simulations avec un différé de 12 mois, et d'autres simulations avec un différé de 10 mois.
"Euh... 100 balles et 1 mars aussi ???"

Il y a aussi eu des couples qui ont fait les choses dans l'ordre, qui savent où ils vont.
Ils sont venus me voir. Ils m'ont dit qu'ils voulaient rembourser tant pas mois.
Je leur ai donné une enveloppe de crédit qui correspondait tout à fait à ce à quoi ils s'attendaient.
Ils sont ensuite allés vois les constructeurs avec des chiffres précis.
C'est tout de suite plus facile pour avancer...

Des bonbons à gogo pour attirer les enfants (et les grands aussi), des porte-clés et leur jeton de caddie. Ça marche très bien.
Le champagne a coulé à flots pour montrer à nos partenaires à quel point on est sympa et généreux.
Sourires à tout va.
Mal aux pieds.
Brouhaha permanent.

J'ai fini le week-end sur les rotules.

Heureusement, c'est une fois par an seulement.

Et heureusement, j'ai quand même profité du soleil lundi... parce que le lundi, je ne travaille pas ;-)

mercredi 11 mars 2009

Mercredi, journée pourrie !

Lundi, Miss Rainette parlait de son lundi de catastrophes là.
Et ben moi, aujourd'hui mercredi, c'était pas raviolis, mais journée pourrie.
Ça doit être à cause de la pleine lune ;-)

J'arrive au boulot.
Comme je veux faire la belle, j'ai mis mes petites chaussures avec mes jolis talons tout fins. Et à l'entrée, il y a quoi ? Des pavés. Et entre les pavés ? Et ben y'a pas la mer. Y'a des trous dans lequel je me suis coincé un talon. J'ai extrait mon pied, discrètement, non sans regarder autour de moi si quelqu'un a vu que j'ai failli m'étaler.

J'arrive dans mon bureau du troisième étage.
Pleine de bonne volonté, je prends les trois mugs dans une main et la verseuse de la cafetière dans l'autre pour préparer du café pour l'équipe. Je prends l'escalier parce que je suis sportive pour aller jusqu'au point d'eau du deuxième (jusqu'aux toilettes quoi !).
Je lave consciencieusement les mugs, la cafetière. Je remplis la verseuse d'eau.
Je reprends l'escalier pour remonter jusqu'au troisième étage.

Et là...

Mon petit pied accroche une des marches (en béton les marches, c'est important pour la suite) et patatras.
Après le pied, le genou droit vient s'écraser sur l'angle d'une autre marche... et les 3 tasses et la verseuse sur une autre marche encore... parce qu'il y en a plein des marches.

Je ne suis pas morte. J'ai juste un genou tout bleu et tout enflé qui me fait atrocement mal. Et aussi, j'ai réduit en mille morceaux la cafetière de mon chef ;-)

Ça n'allait pas s'arrêter là.

Nous avons une clé pour notre courrier. Une seule et unique clé parce que mon chef a perdu l'autre. J'ai stressé toute la matinée à l'idée que je l'avais perdue. J'ai vidé mon sac 3 fois. J'ai retourné mon bureau 3 fois.
Rien.
J'ai même envoyé un texto à mon chef pour lui demander gentiment si à tout hasard il ne l'aurait pris avec lui.
Je m'imaginais déjà lui disant : Monsieur le chef, vous allez rire, ce matin, j'ai cassé votre cafetière et j'ai aussi perdu la seule et unique clé qui nous restait pour prendre le courrier ;-)
Le connaissant, je crois que ça ne l'aurait pas fait rire.

Et à 14h00, j'ouvre une armoire, et je vois la clé, posée sur une étagère, bien en évidence, A SA PLACE. J'étais tellement persuadée que je ne l'avais pas rangée la veille que je n'ai même pas pensé à regarder à l'endroit habituel.

J'ai retrouvé la clé. J'ai racheté une verseuse. Ni vu ni connu. Que de frayeurs !!

Je crois que je suis un peu perturbée en ce moment... ou fatiguée peut-être.

Ça doit être mon chef qui m'impressionne. Il faut dire qu'il n'est pas toujours facile de travailler avec lui. Il va de l'avant. Comme dirait une collègue, "il pulse". Il "pulse" tellement que je ne vais pas tarder à aller m'écraser contre un mur moi !
"Vous ferez ça." "Vous me préparerez une action sur ça". "Vous formerez telles personnes". "Prévoyez une intervention sur telle loi à tel endroit à 18h00."
Euh... 18h00, c'est normalement l'heure à laquelle je débauche... bon tant pis alors...

Bref, j'ai plein de choses super intéressantes à faire mais personne à qui poser les questions qui me turlupinent, personnes pour me guider, m'éclairer...
Au secours, je me sens SEULE au monde !!

Bon.

Je suis une grande fille (peut-être pas assez pour porter des petites chaussures à talon) mais une grande fille quand même.
Demain je change de bureau. Ce n'est pas pour fuir. On m'oblige. Nouveau bureau, nouvelle organisation, nouvelle motivation !

Et puis pour aller remplir la verseuse de la cafetière, même plus besoin de prendre l'escalier ou même l'ascenseur. Juste quelques mètres à parcourir... sur de la moquette. C'est quand même moins dangereux !

Et même si mon chef est un peu lunatique, je vais y arriver !!

Ce n'est pas parce que quelquefois quand on prend le café entre collègues, il claque la porte de son bureau bien fort parce qu'on le dérange qu'on va se laisser démonter.
Ce n'est pas parce que quand j'ai besoin de le voir 2 secondes pour un dossier (et je vous promets que j'y vais le moins souvent possible), il me fait clairement comprendre que je le gonfle, que je vais me démonter.

Ah ça oui, pour pulser, il pulse... et il n'y met pas toujours les formes !!

Mais je vais y arriver.

Non mais !!!

Et sans tomber !!

mardi 10 février 2009

Première journée

Première journée sans mes collègues d'Intendance.

(soupir)

Poupy m'a dit qu'elle avait lu mon horoscope ce matin, comme si j'étais encore avec eux. Ça m'a beaucoup touché.
J'ai bu mon café toute seule dans mon bureau, la pluie tapait contre les vitres.
Quelle tristesse !


J'en rajoute à peine.

N'empêche qu'on ne déconne pas beaucoup là où je suis.

Je me suis retrouvée face à mes dossier, devant mon écran, à côté de mon téléphone.
Pas de DECP à faire. (Pour les non initiés, la DECP c'est quand on décide si oui ou non on paye les chèques sans provisions. Excepté quand on se foutait ouvertement de moi, j'étais assez conciliante et compréhensive... si si, promis Kaki !!).

Donc, pas de DECP aujourd'hui.

Mes mails. Ah oui, ça, ça n'a pas changé.

Les dossiers en cours.

Les objectifs, les missions, les gens à contacter... Euh vous croyez que je vais savoir faire ça toute seule ?

Je ne sais pas trop par où commencer.

J'inspire un grand coup.

Je me lance.

Je bafouille quand mon téléphone sonne : "Lou, Intend... euh..."

A 10h00, j'avais faim. Ça doit être le stress.

Et à 12h40, chacun à leur tour, ils sont partis manger.

Je descends.
Le hall est désert.
Je monte dans ma voiture (ben oui, à pieds, ici, il n'y a pas grand chose)
Je roule.
J'arrive au Géant C.

Je pensais pouvoir faire quelques boutiques pour passer le temps.
Euh... 3 boutiques se battent en duel... Pas très fun en plus les boutiques.

J'achète le dernier magazine de Cyril Lignac, un sandwich et je remonte dans la voiture. Il pleut.
J'ai mangé toute seule dans ma voiture, non mais vous imaginez ??
Il y a une semaine, j'avais le centre-ville de Bordeaux à portée de main, et là, je mange sur le parking du Géant C., dans ma voiture, sous la pluie. Mon sandwich n'est même pas bon et le pain est trop dur.
J'aurais pu aller au restaurant me direz-vous. J'ai HORREUR d'aller au restaurant toute seule. j'ai toujours l'impression que tout le monde me regarde.

Bon.
Je retourne bosser ?
Ah non. Il n'est pas encore 13h30, le siège n'est pas ouvert et je n'ai pas encore de badge.

Je vais rouler lentement alors ;-)

Bon sinon, ça va.
L'après-midi est passé super vite. C'est plutôt bon signe non ?
Je commence à m'organiser un peu.

Et demain... ma Poupy vient manger avec moi. Youpi !!!!

Sinon, ça va peut-être me porter la poisse d'en parler. Tant pis, je prends le risque.
Depuis que je suis rentrée en larmes samedi midi, l'Homme est gentil avec moi.
D'où vient ce changement ?
Le soulagement à l'idée que j'ai enfin quitté ces personnes qui me sont si chères ?
Il s'est rendu compte que j'avais besoin de soutien ?
Je ne sais pas.
Je sens que depuis samedi, là où il se serait agacé en temps normal, il ravale ses remarques. Il m'a même fait un compliment dimanche. Si, si. T'hallucines là hein ?
Il plaisante même à table. Du coup, j'ai eu envie de partager le repas avec eux. Ça faisait longtemps. Ce soir, il a aussi préparé le repas, sans s'énerver.

Comme dirait l'autre : pourvu que ça dure !!!

Et sinon, vous vous en foutez, je sais, mais j'ai 4 p... de kilos à perdre.
Si je dois manger des sandwiches tous les midis, ça va pas être facile.

samedi 7 février 2009

Une page se tourne

J'ai quitté l'agence où j'ai passé plus de 4 ans et demi de ma vie professionnelle.
Tant de choses se sont passées entre ces murs : des moments de dur labeur, certes, mais aussi des moments de fous rires, de délires, de longues discussions, de partages, d'émotions...

Finie la lecture des horoscopes le matin, finies les pauses café qui s'éternisent, finis les longues conversations. Finies les confidences, les moqueries et les ragots.
Tout ça va bien me manquer.

J'y ai rencontré plein de gens, tous différents.
Des gens qui m'ont aidé à avancer, qui m'ont redonné confiance en moi, qui croient en moi.
Certains sont passés par cette agence, puis sont partis.

Parmi ceux qui sont encore là, il y a ma binômette préférée, dite Poupy, toujours là ! Avec ses yeux de biche et sa peau de bébé, elle a su me comprendre et me soutenir toutes les fois que j'en ai eu besoin. Elle est géniale. Elle est juste "elle". Et ça suffit.

Aceking, un mec droit et juste. Un mec sur qui on peut compter en toutes circonstances. Il est je crois le plus discret de nous tous, et certainement le plus coquin. Quelqu'un qu'on est fier d'avoir parmi ses amis ;-)

Ma Biquette, arrivée plus récemment, d'un dynamisme et d'une ténacité à toute épreuve. Il arrive même que son corps ne suive plus d'ailleurs. Elle me ressemble un peu de par son caractère et son impulsivité. Prends soin de toi ma Biquette. Tu mérites d'être heureuse, ne l'oublie jamais.

A., elle est jolie, souriante, intelligente et drôle. Ça fait envie hein ? Oui, mais c'est une jeune mariée. (et son mari n'est pas mal non plus d'ailleurs). Elle est parfois la reine des gaffeuses. Elle est spontanée. Tes petites anecdotes vont me manquer !

Ma Lolo, je te connaissais bien avant d'arriver dans cette agence. Tu as fini par m'y rejoindre. Tous les chemins mènent à Intendance. On se voit bientôt pour notre prochain dîner entre filles.

Et notre chef... C'est le seul homme qui pense pouvoir faire plusieurs choses en même temps ! N'empêche que, outre mes compétences, c'est un peu à lui que je dois cette évolution de carrière.

Je ne vais pas vous passer tous mes collègues en revue... Je me suis attachée à tous... l'équipe est très soudée.

J'avais les yeux qui brillaient quand on m'a dit au revoir.
Les larmes ont coulé pendant le trajet en voiture.
Heureusement que j'ai attendu d'être arrivée à la maison pour lire tous les gentils petits mots qu'ils m'ont écrit. Une véritable fontaine !!

J'ai rendu ma clé et j'ai refermé cette porte que je serais amenée à refranchir dans le cadre de ma nouvelle activité, mais ça ne sera plus pareil. Je ne fais plus partie de l'équipe d'Intendance.

Vous allez me manquer !!!!!!!

jeudi 22 janvier 2009

Capital

Cette semaine, j'ai un avant-goût de ce que sera mon futur job.

Je tourne avec la jeune femme enceinte que je vais remplacer pendant son congé maternité.
Le but, cette semaine, est de me montrer ce qu'est le boulot exactement mais aussi et surtout, de me présenter à toutes les personnes avec qui je vais travailler.

Pour faire simple, je vais être spécialisée en crédits immobiliers et être en contact permanent avec des prescripteurs immobiliers, des courtiers en crédits pour la plupart.

Hier, nous avons fait une petit escale au "train du crédit immobilier" à la gare de Bordeaux Saint Jean. Il s'agit d'un train qui sillonne la France pour parler de financement. Le courtier organisateur de cette manifestation veut prouver que "les banques prêtent mais qu'on ne nous le dit pas".


Sur les lieux, M6 et les caméras de Capital étaient présents. Quand nous les avons vu s'approcher, nous nous sommes effacées.

Aujourd'hui, parmi les prescripteurs que j'ai rencontrés, il en est un, très sympathique au demeurant, qui nous annonce que la télé va arriver d'une minute à l'autre pour le filmer.
Nous voyons débarquer la même équipe que la veille qui se rappelle bien de nous et qui nous propose de nous filmer dans le cadre de leur prochain reportage à savoir : "il y a des courtiers, il y a des banques qui se bougent pour faire des crédits".
Faisant partie d'un très grand groupe bancaire, il est bien évident que nous ne maîtrisons pas les choses et que nous ne pouvons pas, sans autorisation, apparaître dans un reportage télévisé. Il y a des responsables de la communication qui sont là pour gérer ce type de chose. Nous expliquons ça au journaliste qui ne comprend pas. Devant l'insistance du journaliste, nous appelons notre hiérarchique. il demande à lui parler. Le ton monte.
Nous avons beau expliquer que nous n'avons pas le droit de participer à ce genre de reportage, même sans citer le nom de la banque, même en nous "floutant" le visage...
Le journaliste est furieux et nous menace du coup de citer la banque mais pour dire qu'elle a refusé d'être interviewée, et que c'est certainement parce qu'elle a des choses à cacher et effectivement elle n'octroie de crédits... Ça sera vu par quelques 5 millions de téléspectateurs et que ce sera bien fait pour nous.
Nous nous agaçons un peu face à l'agressivité de ce journaliste qui visiblement n'a pas grand chose à présenter pour son futur reportage et qui du coup devient hargneux.
Quand il dit que les banques ne se bougent pas, nous lui rétorquons que nous nous bougeons nous. La preuve, il nous a vues hier à la gare. Ils nous retrouvent aujourd'hui chez ce pauvre courtier (qui ne savait plus où se mettre). Je lui dis que même dans son état (je vous rappelle que ma collègue est enceinte jusqu'aux dents), nous arpentons les rues pour rencontrer nos prescripteurs et récupérer des dossiers.
Et que lui qui se vantent d'être un journaliste intègre qui ne dit que la vérité, il faut qu'il dise qu'il y a des banques qui se bougent, qu'il y a des banques qui n'ont jamais revu à la baisse les conditions d'octroi de crédits sous prétexte que nous sommes en crise...
Je l'aurais volontiers explosé contre le mur ce journaliste à la noix avec son pull tricoté par sa mamie.
Ça m'aurait bien plu moi de pouvoir vous dire "regardez Capital dimanche prochain, vous me verrez en plein boulot..." mais je n'en ai pas le droit. C'est comme ça.
A croire qu'il n'avait rien d'autre à se mettre sous la dent ce journaliste.

Vous savez pas ? Et bien on n'a pas un métier facile !!

Ils ont fini par aller se calmer dehors.
Du coup, quand le calme est revenu, au moment où le stress est retombé, j'ai mangé le morceau de sucre que je n'avais pas mis dans mon café, juste par réflexe, et ma collègue a grimacé un peu parce que le bébé bougeait. Du coup, notre gentil prescripteur a paniqué et a dû croire qu'elle allait accoucher sur place. Il lui a proposé un café, puis un déca, puis un verre d'eau...
Remarque, si elle avait accouché là, Capital aurait toujours pu faire un reportage sur les femmes au boulot et la maternité, prendre comme exemple Rachida Dati et enchaîner en disant que même dans les banques, on est sur le terrain jusqu'au bout. Et ils auraient pu offrir à ma collègue la vidéo de la naissance.

Vraiment, j'ai trouvé ce journaliste trop insistant, trop agressif, à la limite de la l'impolitesse.

Donc s'il y a un reportage sur les crédits immobiliers dans le prochain Capital, je ne manquerais pas de vous en mettre une petite vidéo.
J'espère que pendant la dispute, ils n'étaient pas équipés d'une caméra cachée ;-)
Et j'espère que pendant qu'ils sont allés boire un café dehors, ils n'avaient pas laissé leurs micros branchés ;-)

vendredi 16 janvier 2009

Un tramway nommé désir

Ça fait 4 jours que j'ai repris le boulot. Comme je n'ai pas le droit d'y aller en vélo, je dois prendre le tram. Et comme tout le monde sait, le tram et moi, c'est une grande histoire d'amour.
Premier jour, j'arrive à bon port, sans problème. Je n'ai pas pu m'asseoir, mais ça, ça n'a rien de surprenant.

Deuxième jour, je décide d'aller le prendre ailleurs, plus près de la maison. Je me gare. Je m'approche de la voie. Et là, un message : "Suite à un incident technique, aucun tram ne circule entre les stations...."
Et comme je le disais, je suis allée le prendre plus près de la maison... donc plus loin de l'arrivée. Hors de question de faire le trajet à pied, encore moins en stop... à moins que ma Pomme passe dans le coin. Elle est dans le coin. J'ai donc mon chauffeur attitré. La ceinture côté passager est complètement bloquée. Je n'y passe que le bras droit. Et 1 minute après être montée, une buée s'installe sur les vitres, comme si nous étions une demi douzaine dans la voiture. Tout ça a le mérite de nous faire rire. Et c'est tellement plus sympa que de prendre le tram.

Ce soir, ma Pomme ayant débauché plus tôt, j'ai pris mon transport en commun préféré. J'arrive à l'arrêt. Attente prévue : 10 minutes.
Un groupe d'ados arrive. Ils entreront coûte que coûte, tram bondé ou non, car un bus les attend 1/4 d'heure plus tard, 4 arrêts plus loin. Je confirme, ils sont entrés. Je n'ai même pas eu le temps de passer ma carte devant le capteur. Je me suis retrouvée projetée dans l'allée centrale. Ceci dit, la carte, ce n'est pas la mienne, c'est celle de ma Pomme. Elle me l'a prêtée. Ça ne sert à rien parce que les cartes sont nominatives. Ça sert simplement à ce que tout le monde pense que je suis en règle, gentille et disciplinée, c'est tout. Mais s'il y a un contrôle, je suis bonne !

Je vous rappelle (ça fait 3 fois, je sais) que je me suis garée loin de mon boulot (mais près de la maison). Le trajet en tram est donc long... très long... très très long.
Les rames se vident peu à peu.
On traverse tout plein des cités animées, des centres commerciaux. Il y a une lettre sur deux allumées sur la plupart des enseignes...
La population qui reste dans le tram est souvent vêtue de joggings... blancs sales... et des casquettes. Ils parlent très forts. C'est certainement pour qu'on sache qu'ils sont là. On le sait de toute façon, ils ne se déplacent qu'en groupe. Ce soir, ils étaient 10.
Une dame s'est levée et est allée s'asseoir bien loin d'eux... derrière le chauffeur. Je me suis demandée si je devais en faire autant. Et puis non. Après tout, il faut que j'arrête de psychoter. Ils ne m'ont même pas vue.
Je vois défiler les arrêts. Le mien n'arrivera donc jamais ?
Ça y est.
Comme c'est le terminus, tout le monde descend. Et là, non, je ne psychote pas, mais je marche vite pour rejoindre ma voiture. Je la vois. J'accélère encore un peu. Je ne cours pas, mais pas loin. J'ouvre la portière, je jette mon sac à main sur le siège passager, et je verrouille les portes.
Non, je ne psychote pas.
Mais bon, on ne sait jamais.

mardi 13 janvier 2009

Dure journée !

J'ai repris le boulot ce matin.
Ça a été une journée très éprouvante, très fatigante.
J'ai démarré sur les chapeaux de roue... et au fil de la journée, les problèmes respiratoires sont revenus. Il faut vraiment que je me ménage, que j'y aille doucement, parce que sans ça, je ne vais pas tenir.
Malgré tout, ça a été super agréable de revenir, et pas uniquement parce qu'il y avait des galettes et des crêpes !
J'ai été ravie de revoir mes collègues. C'est là qu'on se rend compte que c'est agréable de côtoyer des gens qui nous apprécient, telle que l'on est.

Que c'est bon de reprendre une vie normale !!

mercredi 7 janvier 2009

nouveau job

Deux articles dans la même journée ! Une fois n'est pas coutume.

Je suis sûre que vous avez très envie de savoir comment s'est passé mon entretien.
Bien.
Il s'est bien passé.
Enfin, je veux dire que j'ai le poste.
Ça va pas être de la tarte, mais j'ai le poste.

On m'a fait comprendre que j'allais côtoyer des gens bien calés, bien pointus. Il va falloir que je m'affirme face à des requins. Beaucoup ne seront pas tendres.
Il va falloir que je sois à la hauteur.
Je vais avoir à faire à des grands noms de l'immobilier, du courtage. Je vais traiter avec les grands patrons en personne. Et les temps sont durs, donc il va falloir que je m'arrache ! Je vais jouer dans la cour des grands.
Je suis le soutien des 14 directeurs d'agence de mon secteur et certains ne manqueront pas de me tester. Comme dit mon futur-ex-chef, certains directeurs de toute petite agence se prennent pour le patron de l'Oréal.
Je vais même assister aux réunions avec les directeurs.
Je passe de l'autre côté de la barrière.
C'est un peu comme un autre monde.

Même pas peur... enfin si un peu, mais j'y vais quand même.

Et puis comme c'est une mission de 6 à 10 mois, je ne vais pas changer de statut. Ben non. Fais tes preuves et on verra après.
Et à la fin de ta mission ? Ben on sait pas. On verra.

Et puis les horaires... ce ne sera pas le même confort qu'en agence. Il y a des RDV, des réunions souvent tard le soir. Et des fois, le week-end, il y a des salons.
Et ça, je pense que l'Homme me le ressortira un jour ou l'autre. Quand il faudra que ce soit lui qui aille récupérer la Brindille à l'école, il trouvera bien le moyen de me reprocher de ne pas être assez présente pour les enfants. Ça fait 12 ans que je ne suis présente que pour eux et 19 ans pour lui aussi. Il a tendance à l'oublier. Enceinte, ou avec 2 tous petits bambins, je devais tout assumer seule puisque l'Homme ne rentrait que le week-end. Maintenant, c'est à mon tour de compter sur lui pour l'intendance, et de penser à ma carrière. A 40 ans, c'est le moment ou jamais.

Je reprends le boulot mardi, encore quelques semaines avec mes futurs-ex-collègues. Ils me manqueront... certains plus que d'autres...