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mardi 23 novembre 2010

Ca y est....

Je l'ai fait !!!!!!!

Après avoir reporté ce moment pendant des mois, j'ai enfin pris RDV dans un cabinet de radiologie pour une mammographie !



Et non, n'insistez pas, je ne vous montrerai pas mes seins pour autant !

mercredi 9 juin 2010

Hospitalisation

L'Homme est hospitalisé depuis hier soir.
Une opération pour réparer un organe défectueux.
Un peu comme quand sur une voiture on répare ce que le contrôle technique a détecté de problématique.

Donc son contrôle technique a montré une malformation qu'il était indispensable de "réparer" avant que ça ne s'aggrave.

Il s'agit de toucher un organe important : le rein.

Et même si la chirurgie fait des choses formidables, ça n'en reste pas moins une opération qui est loin d'être anodine : 3 heures d'opération, 24 à 48 heures en soins continus (oui c'est comme qu'ils disent les médecins), 1 semaine au minimum d'hospitalisation, quelques semaines de convalescence...

Et hier soir, j'ai rencontré celui entre les mains de qui la vie de L'Homme est en ce moment même...

C'est un chirurgien d'une quarantaine d'année (le bel âge !), grand, mince avec des lunettes à foyers épais. Je me suis d'ailleurs demandée si dans les moments délicats, ses lunettes ne s'embuaient pas...

Il nous a décrit l'opération dans sa totalité : la version "si tout va bien" sous cœlioscopie. La version "si on ne peut pas faire autrement" et qu'il faut ouvrir !
Les désagréments au réveil et par la suite, les effets secondaires...

Il parle de cette intervention comme quand j'explique à un client les différentes étapes de l'instruction de son prêt. Certes, c'est toujours un moment important dans la vie des gens, notamment quand il s'agit de leur première acquisition. C'est un peu leur rêve que j'aide à réaliser... mais ce médecin parle lui d'organes vitaux, de la vie quoi !
C'est quand même autre chose.
Quand moi j'endette des personnes sur 25 ans, lui leur sauve la vie !

Ça m'a vraiment impressionnée. Je le regardais et je l'écoutais attentivement...
Hormis quand il perçoit son salaire (qui je vous l'accorde ne doit pas être le même que le mien), est-ce qu'il est conscient de l'importance de ce qu'il fait ?? On ne le dirait pas quand il parle de sa spécialité, et ça m'épate.

Ce soir, je suis passée au service des soins continus. Affublée de ma jolie blouse bleue, qui rappelait le bleu de mes yeux ;-) et avec mes jolis chaussons blancs, je suis allée lui rendre une toute petite visite. Je l'ai vu très affaibli, encore sous le coup de l'anesthésie. Il avait mal. La morphine ne le soulageait que très peu. Il avait des tuyaux qui sortaient de partout, y compris d'endroits où normalement il n'y a pas de trou !
Le plus dur est passé... enfin j'espère.


mercredi 5 mai 2010

Symptômes

Je les connais ces symptômes...
Il me ramène quelques mois en arrière...
...

Des maladresses à répétition. Je n'arrive même pas à mettre du sucre dans mon fromage blanc sans le renverser...
Des étourderies : j'oublie d'aller chercher mes courses dans mon A-drive...
Des changements d'humeur soudains : Je chante à tue-tête et la minute suivante je hurle de rage.
Une susceptibilité incontrôlable : ne me dites pas que mon sac ressemble à un sac isotherme sinon je me mets à pleurer.
Une extrême fatigue et un herpès bien visible pour être sûr que tout le monde est au courant.

Voilà.
Ce sont les symptômes que j'avais rencontrés fin 2008, avant qu'on me découvre des problèmes d'hyperthyroïdie.
On ne m'a pas encore dit que j'étais hyper-speed et que je débitais 300 mots à la minute... enfin personne n'a remarqué que c'était pire que d'habitude ;-)

Et NON je ne veux pas que mes analyses soient pourries.
Et NON je ne veux pas reprendre ce traitement qui me fout le moral en vrac.
Et NON.

Je suis convaincue que c'est beaucoup dans la tête.
Mon médecin spécialiste de la thyroïde (ça s'appelle un endocrinologue pour les novices) m'a dit : "pas de contrariété, pas de stress". C'est pas facile !

Et pourtant, je me sens bien dans ma vie et mes baskets en ce moment.
Mon Homme est gentil avec moi. Pas très attentionné et pas très tendre, mais ça, ça ne fait pas partie de son vocabulaire de toute façon, mais gentil quand même... (même s'il trouve que mon sac à main ressemble à un sac isotherme).
Mes enfants se portent toujours aussi bien.
Mon boulot me plait toujours autant.
J'ai développé de nouvelles relations professionnelles dans un premier temps et qui rapidement se sont transformées en des relations amicales. Les échanges avec Mme Jambon notamment me font beaucoup de bien et comptent beaucoup pour moi. (Promis Mme Jambon, on va te trouver un nouveau surnom parce que le genre "grande saucisse" ne va pas avec ton physique de belle blonde).

Bref.
Ça va très bien dans ma vie.
Alors pourquoi je me détraque de l'intérieur ???
JE POSITIVE pourtant tout le temps comme une malade. Alors que dans quelques semaines je passe de l'autre côté... du côté des quarantenaires.
C'est quand même pas ça qui m'angoisse ??? Si ??

C'est pas un petit bout de glande de m... qui va décider du reste pour mon corps et pour mon moral !!!!

Non mais !

mardi 16 mars 2010

ENCORE malade

Je suis ENCORE malade.

Depuis que ma thyroïde me joue des tours, aucun virus ne m'épargne. Moi qui n'étais jamais malade avant, je suis maintenant extrêmement fragilisée.

J'ai une rhyno-pharyngite-sinusite et je ne sais quoi d'autre avec une tension qui varie en permanence, des poussées de fièvre...

Dr House ??? T'es où ????


Du coup, je profite à nouveau des super programmes télé destinés aux ménagères... et quel programme !!!

Ma plus grande crainte, c'est que mes prochaines analyses soient pourries et que mon endocrinologue m'oblige à reprendre mon traitement... ces satanées pilules qui influent sur mon moral, mon humeur et mon poids. Je n'en veux pas !!

lundi 21 décembre 2009

Et pour finir...

Allez, j'ai revu le médecin ce matin, histoire de terminer en beauté, je m'en sors avec une bronchite et une bonne sinusite... et deux enfants ingrats qui préfèrent jouer à leurs jeux vidéo débiles plutôt que de m'apporter un minimum de soutien. Et je ne peux même pas leur faire croire que je vais en parler au Père-Noël et qu'ils n'auront pas de cadeau... Ils sont trop grands pour ça. Dommage !

Allez, je prends mon mal en patience. Je suis censée reprendre le boulot demain. même si je suis encore assez faible.

dimanche 20 décembre 2009

Je refais surface...

Aujourd'hui, la fièvre est tombée.
Je suis encore très faible malgré tout.
Je ne sais pas si j'ai eu LA grippe dont tout le monde parle mais en tout cas, j'ai été bien touchée.

J'ai l'impression de me retrouver 1 an en arrière : alitée, affaiblie, le portable sur les genoux, devant des programmes télé plus débilitants les uns que les autres. Je vais être dégoutée des contes de Noël pour les 10 ans à venir. Et alors les bêtisiers... ou on voit année après année les mêmes chutes, les mêmes fous rires et les mêmes lapsus. C'est saoulant !
J'ai même vu tomber quelques flocons par la fenêtre de ma chambre, tout comme l'année dernière.

Quand je vois comment se termine l'année 2009, je me dis que 2010 ne pourra être que mieux.

samedi 19 décembre 2009

Je ne fais pas les choses à moitié

Rhino-pharyngite et grippe.
Ben oui, tant qu'à faire, autant faire les 2 en même temps, pour être débarrassée.
Et avec un peu de chance, je serais d'attaque pour les fêtes.

Vendredi matin, impossible de sortir de mon lit.
J'étais H.S., vraiment H.S.
La gorge gonflée ne laissant rien passer, les oreilles prêtes à exploser, les bronches en feu et de la fièvre et des courbatures histoire de m'achever.

Ca fait 2 jours maintenant que je suis comme ça, sans force. J'arrive à me concentrer sur quelque chose 5 minutes maximum, après, je somnole.
Il m'a fallu 40 minutes pour écrire ces lignes.
Je vais donc piquer un somme, un de plus.
Je reviens plus tard.

mercredi 15 avril 2009

Ca va mieux, merci.

Ne vous inquiétez pas...
Ça va.
A Philémon, merci pour ton épaule... elle est peut-être un peu loin...
A Bleck, ce n'est pas professionnel, ni blogassionnel... plutôt perso...
A Sixteene, promis !
A ma Biquette, ne t'inquiète pas... ça va...
A ma Marraine... merci de penser à moi et prends soin de ton cœur !

Bisous à tous et merci d'être là.

Ça va beaucoup mieux du coup ;-)

PS : et une grosse bise à Miss Rainette qui nous fait un peu d'hypertension en ce moment. Prends soin de toi et si tu as besoin, je te rappelle que mon épaule à moi, elle n'est pas loin...

mercredi 7 janvier 2009

En vrac : neige, cardio et job

Hier matin, c'était ça.








C'est beau la neige... quand je n'ai pas besoin de prendre la voiture ;-)

Ce matin, c'était une température de -4°C.

Hier, j'ai vu un nouveau cardiologue : et ben elle a dit que j'avais un cœur de sportive. Et surtout plus aucune trace de péricardite.
J'ai toujours du mal à respirer, mais depuis le début, ce souci est lié à mes problèmes d'hyperthyroïdie.
en principe, mon traitement pour palier au dérèglement de ma thyroïde devrait faire que je respire enfin normalement, mais ça va prendre du temps. Une question de dosage...

Je suis rassurée. Pas de problème cardiaque.

Pour ce qui est du moral, on va dire que ça va. Il faut que ça aille.

Dans une heure, je vais en RDV à la DRH de ma boîte. On me propose un nouveau poste. Je dois aller les convaincre qu'ils ont eu raison de penser à moi, que je suis celle qui remplira au mieux cette nouvelle fonction. Mes problèmes de santé n'ont pas joué en ma faveur.
Je vais jouer dans la cours des grands. Ça m'impressionne un peu mais il faut que je saute le pas. J'ai pendant longtemps sacrifié ma carrière pour mes enfants, et pour permettre à l'Homme de poursuivre la sienne. Aujourd'hui, c'est mon tour.
Je vous raconterais...

Vous constaterez que je manque un peu d'inspiration. Il faut dire que mes occupations du moment sont assez limitées. Et dire que je ne peux même pas aller faire les soldes... excepté par Internet ;-)

vendredi 26 décembre 2008

Pffffff...... (soupir)

Ah tiens ?! Il neige !
Ça me laisse indifférente.

Je respire mal. J'ai l'impression que ça empire. Mais j'évite d'en parler parce que j'inquiète tout le monde autour de moi. Je pourris les fêtes de tout le monde.
Donc, je prends mon mal en patience. L'endocrinologue dit que je devrais revoir la cardiologue. La cardiologue dit qu'elle n'a pas besoin de me revoir et que c'est le traitement pour l'hyperthyroïdie qui devrait régler mon problème de péricardite. Bon. Je ne suis pas médecin moi. Alors je crois ce qu'on veut bien me dire. Et comme le traitement pour soigner l'hyperthyroïdie est un traitement dont les effets se voient sur du long terme, je dois patienter.
Mais s'ils se trompaient ? Et si j'avais autre chose ?
Je pense que dès lundi, je vais reprendre les choses en main et aller chercher un deuxième avis, auprès d'autres médecins. Si ça ne sert à rien, ça ne peut pas me faire de mal.

Hier soir, j'ai eu un mal fou à trouver le sommeil. L'énervement et les contrariétés de la journée peut-être. Je n'arrivais pas à trouver une position dans laquelle je me sente bien pour respirer. Du coup, je tournais, je virais sous la couette. Je me faisais engueuler par l'Homme qui voulait dormir et que je dérangeais. Mais ça, j'ai l'habitude. Il ne supporte pas ma maladie. Il sait régulièrement me faire sentir que je gène.

Du coup, mon esprit vagabondait hier soir. Et je pensais. Je pensais à plein de choses, en vrac.
Je me disais que les fêtes de cette fin d'année étaient bien monotones. Et pas que pour moi. Des problèmes de couple, des problèmes d'argent, des problèmes de santé... sont le lot de bien des gens autour de moi. Et ce n'est pas la venue du Père-Noël, aussi féerique soit-elle, qui va leur faire oublier tout ça.

Je pensais aussi à Constance, que j'ai rencontrée il y a quelques mois avec plaisir et qui m'a téléphoné pour prendre de mes nouvelles. Ça m'a fait très plaisir et j'espère bien que nous nous reverrons un de ces 4 quand j'irais mieux et sa fille aussi. Et oui, elle a été très malade elle aussi.

Je pensais à ce boulot qu'on me propose, qui est celui dont je rêve depuis longtemps et qui risque de me passer sous le nez si je ne suis pas rapidement sur pieds.

Je pensais aux deux repas de familles qui approchent. Ça va être difficile de rester debout toute la journée.

Je pensais à ce petit cadeau que m'a apporté le Père-Noël. J'espérais quoi ? Qu'il aurait pitié de moi cette année et que j'aurais été gâtée plus que de coutume ? Un livre. Un livre certainement très beau puisqu'il a obtenu le prix fémina 2008, mais un livre bien triste. Un papa qui raconte sa vie avec ses deux garçons handicapés. J'avais bien besoin de ça pour me remonter le moral ! Le Père-Noël a dû acheter ce livre, au hasard d'un rayon, avant ou après être aller s'acheter un sandwich pour son déjeuner. Il est allé l'acheter non pas pour faire plaisir, mais juste parce que ça se fait à Noël de prévoir un petit cadeau.
Bref... j'aurais cru qu'il serait un peu plus attentionné... mais non, il faut que j'arrête d'y croire au Père-Noël.
Mes enfants n'ont même pas pensé à m'écrire un petit mot. C'est fou ce que ça peut être ingrats des enfants. Mais bon. Ils sont encore jeunes et n'ont pas vraiment conscience de tout ce que je peux ressentir.

Je pensais aux cadeaux de Noël du reste de la famille : Est-ce que je n'ai oublié personne ? Est-ce que ça va leur plaire ? Est-ce que j'ai bien tout emballé ?

Je pensais à cette robe que j'avais achetée pour les fêtes et que je ne mettrais pas. Heureusement je ne l'ai pas payée cher. Et puis, peut-être que je pourrais la mettre l'année prochaine. Quant au collier que j'avais acheté pour mettre avec, je trouverais bien une occasion de le porter.

Je pense à ma famille et toutes ses incompatibilités d'idées et d'humeur. Noël, c'est une fête familiale. Et dans ma famille, c'est particulier. Ça sera d'abord avec ma belle-famille, mais sans une partie cause gastro, cause varicelle. Je le disais que cette année, les fêtes sont pourries pour tout le monde. Ensuite, ça sera avec mes parents et l'une de mes soeurs (l'autre sister vivant à l'étranger). Et ce repas se fera sans l'Homme puisqu'il y est interdit de séjour depuis de nombreuses années maintenant. Et c'est mieux comme ça. Je préfère éviter les conflits inutiles.

Je pense aussi que pour ces repas de famille, il va falloir que je fasse un effort surhumain. J'ai une tête cadavérique : la peau blanche, des cernes noires, les joues creuses, le souffle coupé... Je vais essayer de camoufler tout ça sous du fond de teint et autres fioritures. Vive le maquillage.


Et voilà !
Encore une fois mon blog n'est que lamentations.
Mais non, ça va. Je vous assure. Je n'ai pas encore envie de me jeter par la fenêtre.
A force de me plaindre, plus personne ne va venir me lire.
Il y a bien plus malheureux que moi. Je le sais.

Allez, promis. J'arrête de me lamenter.

Dès lundi, je reprends contact avec mes médecins pour leur dire que je ne constate aucune amélioration (si, peut-être la déprime en plus) ou avec d'autres médecins pour des nouveaux avis.
Je reprends les choses en main. Il faut bien puisqu'ils n'ont pas l'air de se soucier de mon état.

Allez... demain sera un autre jour...

dimanche 21 décembre 2008

Hyperthyroïdie

Résumé de ces dernières semaines :
Problèmes respiratoires. Extrême fatigue.
RDV chez le médecin généraliste.
RDV chez la radiologue pour une radio des poumons.
RDV chez le cardiologue pour un électrocardiogramme et pour une échographie du cœur.

Diagnostic : péricardite. (un épanchement : du liquide est passé entre le péricarde et le cœur, d'où mes problèmes respiratoires.)
C'était .
Le problème est viral
Prescription : de l'aspirine et beaucoup beaucoup de repos.

Une semaine plus tard, re-RDV chez le cardiologue. Aucune amélioration. La péricardite est toujours là et bien là.
Résultats des analyses de sang.
Le problème n'est pas viral.
Le cardiologue dit ne plus rien pouvoir faire pour moi, et me suggère de reprendre RDV avec mon médecin généraliste.
Ce que je fais.
Le problème est nerveux. Le surmenage, le stresse... Il faut que je lève le pied, etc...
Pas d'autres médicaments.
Du repos.

15 jours après, je respire toujours aussi mal.
De nouvelles analyses sanguines. Ce n'est plus un bras que j'ai, c'est une passoire.
Il semblerait que tous mes problèmes soient liés à un dérèglement de la thyroïde.

RDV avec un endocrinologue.
Nouvelles analyses sanguines.

Samedi matin.
2ème RDV chez l'endocrinologue.
J'aurais aimé que l'Homme m'accompagne. Pour une fois. Il ne travaillait pas. Mais il a préféré aller faire du vélo.
J'arrive à mon RDV.

Je vois tout ce que je n'avais pas vu la dernière fois. La salle d'attente est sale. Les murs ont dû être blancs dans une autre vie. Ils sont gris maintenant avec un énorme cercle noir autour de l'interrupteur. Au plafond, il devait y aovir 3 spots. Il n' en a plus que 2. A l'emplacement du 3ème, un trou béant. Les carrés de moquette n'ont jamais été collés et jusqu'à 2 centimètres séparent certaines plaques, laissant apparaître un parquet usé. Les magazines datent au mieux de mars 2008. Les chaises sont dépareillées.

J'entre dans le bureau du médecin. Un fatras innommable. Il y a des papiers, des dossiers absolument partout : sur le bureau, pas terre contre le mur... même dans la salle d'examen.

Je lui demande :
- "Vous avez reçu mes derniers résultats d'analyse"?
- "euh... oui, il me semble les avoir vues..."

Elle farfouille, déplace des petits tas de documents, en soulèvent d'autres... puis se décident à téléphoner au labo... Elle cherche le numéro de téléphone... Je lui tends un document sur lequel il figure. Elle cherche son téléphone. Je ne vais quand même pas lui prêter mon portable !
Elle trouve le téléphone. Elle appelle.

Verdict : je souffre d'hyperthyroïdie. La glande thyroïde joue un rôle primordial sur l'organisme. Elle régule le métabollisme des cellules du corps. Chez moi, elle fonctionne en accéléré, ce qui se caractérise par un état de nervosité, une accélération du système cardiaque (d'où mes problèmes respiratoires) et un état de fatigue extrême.

L'hyperthyroïdie pas ou mal soignée peut avoir des répercussions très graves. Je préfère ne pas rentrer dans les détails parce que ça fait peur.
Elle me dit qu'il me faut du repos, que le repos représente 70% de la guérison, et que les médicaments contriburont aux 30% restants. Je suis arrêtée au minimum 3 semaines de plus.

Je sors de son cabinet complétement effondrée. Je suis en larmes dans la voiture. Encore 3 semaines de repos. Toutes les fêtes tombent à l'eau. Au niveau de mon job, on me proposait une mission intéressante, est-ce qu'ils vont m'attendre ? Et elle n'était même pas sûre que ce traitement était le bon, qu'il suffirait à tout réguler.

Il faut voir le bon côté : les médecins ont ENFIN trouvé ce que j'avais. Je commence ENFIN un traitement après plus de 15 jours dans le même état de fatigue et de gène respiratoire.

Je dois revoir l'endocrinologue dans 3 semaines, avec de nouveaux résultats d'analyse, pour voir si l'hyperthyroïdie est bien traitée.

Les fêtes s'annoncent tristounettes pour moi cette année.

vendredi 5 décembre 2008

Et ben voilà !

Depuis quelques jours, j'ai des difficultés pour respirer. Ce qui, normalement, est naturel, est devenu compliqué pour moi, surtout pour l'inspiration.
Bref.
Ce matin, RDV chez mon médecin généraliste.
Elle est sceptique.
Ma tension est normale.
Ça pourrait être dû au stress mais non. Et puis je suis stressée certes, mais pas plus que d'habitude. Et puis si c'était dû au stress, ça se calmerait la nuit pendant mon sommeil.

Elle prend donc RDV pour moi, en urgence avec des spécialistes. Elle leur dit qu'il faut absolument radio et cardio pour une suspicion de je ne sais trop quoi. Des termes de médecins.

Ma matinée est chronométrée.

Arrivée au laboratoire d'analyses. Je prends un ticket, comme chez le boucher. Je trépigne. J'inspire plusieurs fois profondément. Les autres patients me regardent bizarrement. Mon numéro est appelé. Je me lève. On prend ma carte vitale, ma carte de mutuelle... Je me rassoies. On m'appelle à nouveau, par mon nom cette fois-ci. Prise de sang. L'élastique autour du bras. Le coton imbibé et je tourne la tête. Impossible pour moi de regarder l'aiguille me rentrant dans la chair. Un tube, deux tubes, trois tubes, quatre tubes. Un tamponnage de coton imbibé. Un adhésif et au revoir madame.

Je file.

Je récupère ma voiture, que j'ai garée avec deux roues sur le trottoir. Je n'ai pas eu le temps de peaufiner le créneau. D'habitude, je me débrouille plutôt bien mais là, je dois vous avouer que je suis un peu stressée. Mon médecin m'a quand même fait un peu flipper avec tous ces examens !!

J'arrive à la clinique. Et heureusement que j'avais mon GPS parce que déjà qu'en temps normal, c'est la cata, avec le stress, je ne vous raconte même pas. Je suivais ses indications même si j'avais l'impression de tourner en rond. Il m'a guidé par des petites rues que je n'avais jamais prises jusque là et je suis arrivée à la clinique avec seulement 5 minutes de retard.

Je n'y ai jamais mis les pieds. Je regarde le panneau à l'entrée qui indique les différents services. Je repère le service de radiologie et le secrétariat :
- ah, c'est vous l'urgence ?
- Euh... oui, c'est moi.

Carte vitale + carte de mutuelle. Je m'assoie dans la salle d'attente... glauque... 4 murs blancs sales, des fauteuils... que dis-je, des chaises en plastique bleu roi, assorties aux portes d'ailleurs. Et une affiche "veuillez vous présenter au secrétariat dès votre arrivée". Rien d'autre. Pas de revue. Pas de cadre. Pas de déco. Rien. Ah si ! Un extincteur. Et pas une fenêtre, on est dans un couloir.

Il est déjà 11h00. Je voudrais appeler ma maman qui a dû essayer de me joindre et qui doit s'inquiéter. Je voudrais appeler au boulot pour leur dire que je ne viendrais pas ce matin, mais la veille, j'ai oublié mon portable au boulot. Et pas une cabine téléphonique à l'horizon.

On m'appelle.
Salle 2.
- Vous n'êtes pas enceinte ?
- Euh.... non.
- Vous avez encore l'âge vous savez ?
- Oui, je sais, mais non.

Torse nue, plaquée contre la paroi, radio des poumons. Inspirez bien fort par le nez, coupez votre respiration, soufflez.
- Vous fumez ?
- Ça m'arrive quelque fois, mais je ne suis pas une fumeuse.
On me laisse là. Je me caille. On m'a dit de ne pas me rhabiller.
Le médecin revient. Re-radio, mais de profil cette fois. Vous pouvez vous rhabiller et retourner dans la salle d'attente (bien glauque).

Une dame, le bras dans le plâtre qui attend aussi entame la conversation. Et de fil en aiguille, elle me tend son téléphone portable. J'appelle le boulot. Je préviens rapidement.
On me donne mes résultats.

Je rejoins le service de cardiologie. Je suis un peu en avance. Je m'assoies dans une autre salle d'attente un peu moins glauque. Pourtant les couleurs sont les mêmes. Les chaises aussi. Pas de déco non plus. Mais des portes couleur bois, et une ouverture sur l'extérieur. Ça fait du bien de voir la lumière du jour.

La porte s'ouvre. Le cardiologue (une femme) apparaît.
- C'est vous l'urgence ?
- Oui, c'est moi. Je suis Mme Urgence aujourd'hui
- Que vous arrive t-il ?

Je lui raconte mes symptômes. Elle écoute. Pose des questions. Vous prenez des médicaments ? Des opérations ? Des allergies ? Des antécédents familiaux ?
Depuis quand avez-vous du mal à respirer ? En inspirant ou en expirant ? C'est plus gênant en position assise ou allongée ?
J'enlève le haut.
Elle m'ausculte et fait la moue.
Elle entends quelque chose.
Elle me met un gel glacé à plusieurs endroits : poignets, cheville et autour du sein gauche. Ben oui, elle fait le tour. Le coeur est dessous je vous rappelle ;-)
C'est froid. Ça pince un peu. Elle allume une machine et imprime mon électrocardiogramme.
Elle enlève certaines pinces.
Puis échocardiographie (échographie du cœur). J'avais déjà vu ce genre d'appareil dans d'autres circonstances beaucoup plus agréables. Et le cœur qu'on entendait à l'époque, n'était pas le mien.
Elle promène doucement la sonde, marmonne des trucs que je ne comprends pas, prend des clichés.
Et enfin, elle me parle.
J'ai un coeur de sportive. Ah, bonne nouvelle.
Par contre, j'ai aussi une péricardite. Avant aujourd'hui je ne savais pas ce que c'était.
J'explique : c'est une inflammation du péricarde. Le péricarde c'est l'enveloppe qui contient le cœur.
Ce problème est viral. j'ai dû attraper un virus banal genre rhume ou angine qui s'est fixé sur le système cardiaque. Grâce à l'échocardiographie, on voit la présence de liquide dans le péricarde. Ce décollement péricardique peut s'accentuer encore si je ne me soigne pas rapidement.

Elle m'a aussi trouvé une insuffisance mitral, plus communément appelée "souffle au coeur".
Plus précisément, une des valves qui amènent le sang au cœur a une fermeture insuffisante. Elle n'est pas complètement hermétique. Ce n'est pas grave, si ça reste léger et si c'est surveillé.

Comment soigner ma péricardite (j'ai appris un nouveau mot, il faut bien que je le place).
10 jours de repos complet. quand je dis complet, c'est allongé, au chaud dans la maison, avec des anti-inflammatoires. Un nouvel examen est prévu dans 8 jours pour voir l'évolution.

Les risques, parce qu'il y en a quand même et puis il faut bien que j'attire un peu de compassion quand même. Un petit rhume là-dessus, et alors plus de liquide pénétrera. Du coup, il compressera le péricarde et empêchera le cœur de se remplir correctement.
Autre risque, une mauvaise guérison peut entraîner la récidive, voire la chronicité du fait que la zone est fragilisée.

Je pense avoir bien retranscris les propos du cardiologue. Quoi qu'il en soit, le cœur, c'est quand même THE organe, et il vaut quand même mieux en prendre soin.
Donc, j'ai fait ce que j'avais à faire et direction la maison. Les chaussons, le pyjama en pilou et le lit.
J'ai quand même, avec l'aide de mon adorable Minimoy qui a bien pris soin de moi, mis la télé dans la chambre, le téléphone fixe et portable sur la table de chevet, et l'ordi (portable heureusement) sur les genoux. Et vive Internet.
Je vais avoir le temps de lire tous vos blogs, avoir le temps de mettre plein de commentaires...
Par contre, je vais avoir du mal à rester tranquille... moi qui ne tient jamais en place.
Oui, Poupy et Biquette, j'oublie mon aspirateur pendant quelques jours !!!... et la serpillière ?? je peux ?? Je vous imagine toutes les deux quand vous lirez ça, faisant des bonds !! Mais non, promis. Je serais raisonnable.

Je compte bien me faire coucougner... même si ça n'a pas l'air d'être dans les intentions de mon cher et tendre.

Ce soir, j'aurais dû être sur scène avec mes copines pour danser un Charleston pour le Téléthon. Raté.
Je ne dois pas quitter la maison pour éviter de prendre froid. Et par ce temps humide, c'est d'autant plus recommandé.

Et dire qu'il y a quelques jours de ça, je disais que je me ferais bien une petite maladie pour rester tranquille à la maison. Maintenant que c'est le cas, je râle. Je râle parce que je culpabilise de ne plus pouvoir gérer les enfants et la maison comme je le fais d'habitude. Parce que je ne peux plus aller au boulot... Je n'en demandais pas tant !!!

Mais comme a dit mon médecin généraliste... qui me connaît si bien : profitez-en pour lever le pied.

Bon.

D'accord alors.

mercredi 30 janvier 2008

Gynécologie

Bon, après tout, si Kmille est prête à parler de "zob" dans son blog, je peux bien parler de mes problèmes intimes. D'autant que sur le nombre de mes lecteurs... il ne doit pas y avoir beaucoup d'hommes.

Donc voilà ma dernière aventure...
Après m'être interrogé sur les différents modes de contraception qui existent : la pilule, le préservatif, le stérilet, l'anneau vaginal, l'implant, le patch... Bref, je ne vais pas vous faire un cours sur la contraception, si vous voulez tout savoir, allez là.


J'ai opté pour le stérilet. Et un mois après la pose, j'ai eu droit à une visite de routine pour vérifier que tout allait bien.
Et là, ma gynéco ne l'a pas vu quand elle m'a examinée (moment que j'adore) et elle ne l'a pas senti non plus quand elle m'a écrasé le bas-ventre.
Donc, en dehors du fait que j'avais un truc qui se baladait à l'intérieur on ne savait pas trop où, j'étais peut-être également enceinte.

Mais où est donc ce satané stérilet ?

RDV chez le radiologue pour une échographie.

La vessie pleine (très agréable), je m'allonge sur la table et j'attends. Un monsieur grisonnant entre. Il me badigeonne le bas ventre de son gel glacé et appuie son appareil tout en regardant l'écran.
Je n'étais pas très à l'aise à moitié nue devant cet inconnu.
Mais le pire était à venir...

Deuxième étape : Je vide ma vessie (aux toilettes bien sûr, pas sur la table !). Et je m'allonge à nouveau. Et là... vous savez comment il a fait pour voir au plus profond de mon intimité avec sa caméra ? Je vous laisse deviner. C'est ce qu'on appelle l'examen endo-cavitaire.
Et il me disait "détendez-vous madame." Je n'avais qu'une envie, l'envoyer paître en lui hurlant "Je voudrais vous y voir moi avec une caméra entre les jambes !".

Et pendant qu'il étudiait mon utérus en long, en large et en travers, il regardait son écran fronçant les sourcils, il prenait des mesures, il fronçait à nouveau les sourcils.
Et là, gros stress : et si j'avais un cancer du col de l'utérus. On en parle tellement en ce moment.

Il retire sa caméra, lui enlève son préservatif, éteint son écran et dit :
" Bon... le stérilet est bien à sa place. (Ça c'est la bonne nouvelle).
Par contre, vous avez un polype pédiculé de l'endocol".

...

"C'est grave Docteur ?"

Je suis allée demander à Google, et plus précisément à Wikipédia : un polype, c'est une tumeur bénigne qui se développe sur les muqueuses, une excroissance de chair quoi.
Un truc pas glamour.
Un truc avec lequel on peut vivre sans s'en rendre compte, sans que ça soit gênant.
Mais un truc qu'il ne faut pas garder parce que ça peut devenir embêtant.
Un truc dont je me serais bien passé.

Au niveau du colon, les polypes ont un risque plus ou moins important de transformation maligne (en cancer). Lors d'une coloscopie, on les enlève et on les analyse pour y trouver des cellules cancéreuses.
Jusqu'à quel point les polypes utérins ne peuvent-ils pas être cancéreux ? Est-ce qu'on en est sûr ?
Ils peuvent être responsables de stérilité parfois. Ce n'est quand même pas anodin.
Ça me perturbe quand même assez.

J'attends la prochaine étape : un RDV avec un chirurgien. J'ai réussi à avoir un RDV avec une femme. C'est quand même moins gênant pour moi de parler de mon intimité avec une personne de sexe féminin, même si c'est une totale inconnue.

C'est pas facile d'être une femme parfois !