samedi 3 octobre 2009

Urgences

La soirée avait plutôt bien commencé. Une soirée entre voisins (les gentils), ceux qui sont déjà là et ceux qui y seront quand leur maison sera terminée.
Ce fut très sympa.

Pendant que nous trinquions, il se passait quelque chose à l'intérieur de lui. Personne ne soupçonnait rien... même pas lui.

Ce soir, en rentrant du boulot, il a fait une chute de vélo. Le choc a été brutal. Pourtant, il est remonté en selle et est reparti.
Une heure plus tard, nous étions en terrasse de la jolie maison en bois...

Et peu à peu, son visage s'est tendu. Il s'est raidi. Il a eu du mal à se déplacer. Il grimaçait.
Il a dit qu'il allait à la maison prendre un comprimé.
Comme il ne revenait pas, j'y suis allée.
Il avait très mal.
Et dans ces moments là, face à quelqu'un qui souffre, quand on est pas médecin, que fait-on ? On fait des conneries. On lui donne de l'aspirine. On lui donne de l'eau aussi parce qu'il a soif.

Son état s'est empiré.
Il souffrait le martyre. Il ne pouvait plus bouger. Il avait du mal à respirer tellement il se contractait.
Quand les pompiers sont arrivés, ils l'ont fait parler pour ne pas qu'il s'évanouisse. La douleur qu'il a enduré quand il a eu son pneumothorax ou ses calculs rénaux n'était rien comparée à celle d'aujourd'hui. C'est ce qu'il a essayait de marmonner au pompier qui lui demandait d'évaluer la douleur sur une échelle de 1 à 10, c'est ce que j'ai essayé de traduire.

J'écoute les échanges entre les 3 pompiers. C'est peut-être un hématome rénal, voire une hémorragie interne. Il ne faut pas qu'il bouge. On l'emmène aux urgences.

L'un des pompiers me demande si je veux venir. C'est en voyant la Brindille s'effondrer en larmes dans mes bras qu'il comprend que je ne viendrais pas. Les enfants ont été choqués de voir leur père partir sur une civière. Je reste avec eux. D'autant plus que je ne serais pas d'une très grande utilité.

Plus tard, en cherchant sur internet "hématome rénal" ou "hémorragie interne", je lis que dans ces cas là il ne faut SURTOUT pas donner d'aspirine, et le patient ne doit SURTOUT pas boire.
Quelle conne !
Si j'avais réfléchi un tout petit peu, j'aurais pu m'en douter.
Dans de telles situations, on ne réfléchit pas beaucoup...

Il est 2h00 du matin. Il a probablement été pris en charge maintenant. Ils lui auront peut-être donné quelque chose pour calmer sa douleur.
Dans quelques heures, je pourrais appeler pour savoir comment il va.

3 commentaires:

Kaki a dit…

J'espere que tout va mieux... Bisous

Philémon a dit…

Tu ne peux pas savoir en l'absence d'un diagnostic ce qui est bien iu pas. Arrive un temps où on se dit qu'on a fait pour le mieux, et qu'il faut passer la main aux professionnels, ce que tu as fait.
J'espère que ça va mieux maintenant. Donne des nouvelle, et courage.

constance a dit…

Ne t'inquiète pas