mercredi 26 novembre 2008

Un peu de culture...

Voici enfin toute la vérité sur l'origine d'une expression connue de tous. Elle est d'ailleurs souvent mal orthographiée depuis de nombreuses années...

Par un beau jour d'automne 1820, le duc de La Rochelle, passionné par la chasse aux canards mais frustré par le maigre gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations dans les marais alentours, imagina qu'il devait être possible de fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus plaisante sa traque des animaux.

Il convoqua en son château tous les artisans de la contrée et organisa un concours entre eux. Il leur laissa deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils pour la chasse aux volatiles.

A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Martin Eycouille, se présenta au château clamant a qui voulait l'entendre qu'il possédait ce dont le duc rêvait. Il obtint facilement une audience auprès du noble seigneur et s'empressa de lui faire la démonstration de son merveilleux objet.

Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule sifflet (un appeau) et le porta à sa bouche pour produire un son strident qui aussitôt imposa le silence parmi les personnes présentes.

A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes s'étaient approchés et virevoltaient autour de lui.

Le duc réalisa sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel accessoire lors de ses futures chasses. Il se racla la gorge et ne prononça qu'une seule phrase :

- Combien cela va-t-il me coûter ???
Martin Eycouille, sûr de lui, répondit au duc qu'il accepterait de se séparer de son objet en échange de la moitié de la fortune de son interlocuteur.

Cette requête fit sourire l'assemblée mais le duc garda tout son sérieux et accepta la transaction.

La nouvelle fit grand bruit dans la ville et se répandit vite bien au delà des limites du duché, jusqu'à Chatelaillon paraît-il. La rumeur disait qu'un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au duc qui en paya le coût sans broncher.

On ne sait plus aujourd'hui ce que le marchand est devenu par la suite et l'objet n'a hélas pas survécu aux années, mais cette anecdote historique a subsisté dans la langue française pour qualifier un objet hors de prix : "ça coûte l'appeau d'Eycouille".

Un peu de culture ne peut pas faire de mal.

7 commentaires:

dusportmaispasque a dit…

C'est une nouvelle rubrique? Réponse de machos: le pouvoir d'achat est une affaire de Mecs. Réplique féministe: il y a que les hommes pour se faire arnaquer.
P.S:Pour ton "tag", j'ai du mal mais je vais m'en sortir

bleck a dit…

@ - dusportmaispasque : C'est une nouvelle rubrique ? - non, c'est une nouvelle lubrique ! (que m'arrive t-il ce n'est pas mon blog ? - Non, mais j'avais envie... et qu'en j'ai envie faut que je la ramène... !)

Bleck

C'est pas facile ! a dit…

@ dusport... : tu as du mal à te trouver 6 trucs tordus ?? Tu plaisantes ?!?

@ bleck : tu as raison. Si tu en as envie, ramène là, même (surtout) sur mon blog.

Philémon a dit…

Bon dieu, mais c'est bien sûr ! Comment ai-je pu passer à côté de cette évidence ? ;-) Surtout que des appeaux, j'en avais acheté toute une collection à mes enfants.
JE vais me coucher un peu plus intelligent. Merci Lou

Lou a dit…

@ philémon : je t'en prie.

label isa a dit…

Ma Lou t'es au top!
Au fait quand est-ce qu'on mange avec la Miss?

Lou a dit…

@ label isa : C'est vrai ça. Quand est-ce qu'on mange toutes les 3 ??