mardi 17 juillet 2007

La famille

Nous avons passé une excellente journée ensoleillée aujourd'hui. C'est bien de préciser qu'il y a eu du soleil parce que ce n'est pas tous les jours !!!!

Donc nous avons passé une agréable journée en compagnie de mes beaux-parents. J'aime beaucoup mes beaux-parents. Ma belle-mère est adorable avec moi mais aussi avec ses petits-enfants. Quant à mon beau-père, c'est quelqu'un avec qui je parle beaucoup de moi, de mon couple, des enfants... Il est toujours de bon conseil.
C'était donc un agréable déjeuner en terrasse, et ensuite bavardages pour les femmes, pétanque pour les hommes.

La famille c'est sacré pour moi. Mais ce n'est pas toujours facile.

J'ai passé récemment une journée chez mes parents aussi, avec mes enfants, ma soeur et ma petite nièce.
Mes parents habitent toujours dans la maison où j'ai grandi.

Un havre de paix...


Quand j'étais plus jeune, les arbres étaient moins hauts, les massifs moins fournis...



Quand j'étais plus jeune, la piscine n'était pas couverte.



Quand j'étais plus jeune, c'était la fenêtre de ma chambre. Je n'ai jamais fait le mur... C'était trop haut, j'avais peur de tomber. Par contre, c'est sur cette fenêtre que je me suis assise pour crapoter ma première cigarette. Expérience peu concluante !



Ça, c'est le barbecue fait maison. L'avantage, c'est qu'on le déplace en fonction du vent, histoire de ne pas sentir le jambon fumé.

Malgré les histoires de famille (et Dieu sait s'il y en a des tonnes), malgré les divergences d'opinion, malgré les râleries de maman, malgré les réflexions quelquefois un peu aigries de papa, malgré les critiques, le manque d'attention, malgré l'éloignement de ma petite soeur (ça fera l'objet d'un autre post), malgré le fait que mon homme n'y vienne plus depuis plusieurs années maintenant, malgré les incompréhensions parfois, malgré les problèmes de chacun, malgré les jobs qui se font rares (hein Laetimiss ?), malgré les disputes des enfants...
malgré tout ça...
quand je suis là, au soleil, dans ce jardin fleuri de toute part, entourée de ma famille, je me sens bien, comme dans un petit coin de paradis.

J'ai habité pendant 8 ans à 450 km de là. Quand je devais repartir après quelques jours passés en famille, j'avais toujours un noeud au ventre. Et il était rare que des larmes ne viennent pas après quelques kilomètres de voiture.
Aujourd'hui, j'habite à une cinquantaine de kilomètres et pourtant, j'ai toujours la même sensation quand je pars de là-bas. Quand je vois papa, maman, les sisters et la petite nièce faire au revoir de la main, ça me fait toujours quelque chose... c'est difficile à expliquer... un peu comme si c'était la dernière fois que j'y allais.
C'est étrange.
A contrario, je sais que je ne pourrais plus y vivre. J'ai ma façon de voir les choses maintenant et ce n'est pas celle de mes parents. Il y a plein de choses que je ne supporterais plus parce que j'ai grandi, parce que je vis différemment. Mais pourtant... j'ai toujours cette grande tristesse quand je pars de là-bas.

La famille était plus grande avant toutes les histoires de succession, d'argent, les divorces...
Tous ces événements ont fait que le reste de la famille a fini par s'éloigner de mes parents. Les super repas de famille qu'on faisait dans ce coin de paradis ne se font plus, ne se feront plus. Je crois que la dernière fois que tout le monde a été réuni, c'était pour mes 30 ans... ça fait donc 7 ans maintenant.

Je les ai revus récemment, pour une triste occasion, l'enterrement de ma grand-mère. C'était douloureux. Ils étaient presque tous là : les petits cousins avaient tous énormément grandi, les autres avaient vieilli...et moi aussi !
Tout le monde avait les yeux larmoyants, les nez rougis, des cernes marquées.
Ma mamie était encore un lien entre nous tous... maintenant qu'elle n'est plus là, maintenant que tant d'histoires nous séparent, c'est difficile de rester en contact.
J'ai très souvent envie d'envoyer des invitations mais auront-ils vraiment envie de venir ? Est-ce que je ne risque pas d'être déçue ou blessée par des refus, des excuses vaseuses ?
Bien sûr, tant que je n'essaierais pas, je ne saurais pas.
Mais c'est pas facile de renouer des liens !

Et pour finir, la citation du soir :
"On ne peut jamais tourner une page de sa vie sans que s'y accroche une certaine nostalgie."
Eve Belisle

1 commentaire:

bouh a dit…

C'est magnifique chez toi, la piscine me fait vraiment envie !!